Bistro Libertés

Ernotte et France TV : la grande magouille ? Bistro Libertés avec Jean-Jacques Cordival

Publiée le 01/04/2026

Delphine Ernotte qui avait lancé la traque aux "mâles blanc de plus de 50 ans" est reconduite pour un 3ème mandat à la présidence de France Télévisions. 

Pendant ce temps, la commission d’enquête sur l’audiovisuel public n’en finit pas de faire des vagues et pointe sa gestion calamiteuse : gestion opaque, copinage, choix éditoriaux contestés et manque de transparence.

Pour en parler, Éric Morillot a réuni un plateau de spécialistes de l’audiovisuel avec le grand syndicaliste Jean-Jacques Cordival entouré de Béatrice Rosen, Mike Borowski, Adrien Abauzit et Greg Tabibian.

 

Ancien cadre de France Télévisions, Jean-Jacques Cordival devient président de la Fédération CGC des Médias et secrétaire général du Syndicat National des Personnels de la Communication et de l’Audiovisuel. Il est auditionné par la commission d’enquête. Un témoignage que son talentueux et tenace rapporteur Charles Alloncle résume ainsi : "Il a dénoncé l’incapacité de Delphine Ernotte à réduire la masse salariale de France Télévisions. Malgré près de 2 300 salariés en moins, la masse salariale est pourtant passée de 894 millions d’euros à son arrivée à près d’un milliard d’euros aujourd’hui. Pire, il souligne que la masse salariale de TF1 ne représente que 18 % de son chiffre d’affaires, quand elle s'élève à 40 % pour France Télévisions".

C’est un chaud partisan du service public et il dénonce la concentration du secteur audiovisuel autour de grands groupes privés. Il défend une vision d’un service public plus indépendant et mieux protégé. Et pourtant, il n’est pas apprécié par la très gauchiste CGT, ni par la justice : il sera débouté de sa plainte en diffamation contre plusieurs militants de la CGT de France Télévisions.

C’est un véritable gardien du paysage audiovisuel français : il a mené des actions judiciaires ou plaintes concernant des conflits d’intérêts, la mauvaise gestion des ressources et des avantages jugés indus.

Candidat à la présidence de France TV en 2005, il s’oppose 10 ans plus tard à la nomination de Delphine Ernotte, totalement inexpérimentée puisqu’elle a fait toute sa carrière cher Orange. Il considère que la nomination d’Ernotte est "entachée d’irrégularités, marquée par un manque de transparence et biaisée dès le départ". Il est donc allé jusqu’à déposer une plainte contre le processus de reconduction pour un troisième mandat. Il parle même de “mascarade” et de “grand n’importe quoi” concernant son processus de nomination.

Vous l’aurez compris, c’est une grande gueule que nous avons ce soir.

2027 : souverainistes, la dernière bataille ? NDA dit tout à Bistro Libertés

Publiée le 27/05/2026

Entre étranglement économique, asphyxie financière, souveraineté bradée, muselage progressif et classe politique coupée du réel, une question directe et dérangeante s'impose :
À la présidentielle de 2027, les Français vont-ils abdiquer ?

Pour en parler, l’invité spécial d’Éric Morillot est Nicolas Dupont-Aignan, le président de Debout La France
Souverainiste issu du gaullisme social, il est ce que l’on appelle une tête bien faite : il a fait Science Po et l’ENA. Il a soutenu le NON au référendum de 2005, la Manif Pour Tous contre le mariage homosexuel, la PMA et la GPA, mais s’oppose aussi à l’euthanasie ou suicide assisté. Il dénonce la dictature sanitaire lors de la crise du COVID, souhaite la sortie de la France de l’OTAN.
De 1995 à 2017, il est maire d’Yerres. Une ville surendettée dont il redresse les comptes. Il a été également député de l'Essonne de 1997 à 2024 et redevient maire de la commune en 2026. Il s’est présenté aux élections présidentielles de 2012, 2017 et 2022.
Le 8 mars 2025, il a officiellement annoncé sa candidature pour 2027.