Zooms
Grand Angle - Christian Prouteau : 1973-2023, le GIGN raconté par son fondateur
Après la multiplication des prises d’otages dans les années 70, notamment pendant les Jeux Olympiques de Munich, la France réagit en créant une unité d’intervention d’élite, le GIGN. A sa tête, le commandant Prouteau, un jeune lieutenant instructeur sorti de Saint-Cyr et présenté comme atypique voire folklorique par sa hiérarchie !
Alors que l’on fête le 50ème anniversaire de la création du GIGN, le dessinateur Poma, autodidacte et passionné, retrace avec réalisme et minutie les débuts et les premiers faits d’arme du groupe d’élite. Un travail de grande ampleur pour faire vivre l’épopée des 17 gendarmes qui forment ce groupe d’intervention, notamment lors de l’intervention de Djibouti où 31 enfants de militaires Français sont enlevés dans un car scolaire par des terroristes.
Tout au long de cette BD de grande qualité, on découvre la personnalité hors-norme de Christian Prouteau qui aime à rappeler aux jeunes recrues, que toute action doit être menée dans l’esprit du respect de la vie : "Le mépris de la vie m’est étranger !".
Pour TVL, le colonel et ancien préfet raconte l’aventure de cette structure de la Gendarmerie nationale forte, en 2023, de plus de mille hommes. Il explique le rôle de la hiérarchie et des politiques dans les opérations et rappelle que si le GIGN a été fondé à partir du problème palestinien, cinquante ans plus tard, l’attaque du Hamas contre Israël ramène le problème palestinien au cœur de notre actualité internationale et évidemment française.
Un entretien passionnant qui donne le temps à Christian Prouteau de nous plonger en immersion totale au sein de ce groupe unique au monde.
Zoom - Jean-Yves Leandri : Colonisation française : les bienfaits interdits d’histoire ?
Et si la colonisation française ne se résumait pas au seul récit conformiste et autorisé de la domination, de la violence et de l’exploitation ? Et si elle avait aussi laissé des routes, des écoles, des hôpitaux, des infrastructures, mais surtout des rencontres et des fidélités que notre époque peine à regarder ? C’est cette mémoire oubliée que Jean-Yves Leandri veut faire revivre dans un livre attachant et émouvant "Lorsque la France était là-bas".
Né en Algérie et élevé entre l’Afrique et Madagascar, il raconte ce qu’il a vu et vécu, loin des procès rétrospectifs et des discours officiels. Son livre ne cache pas les injustices et les difficultés inhérentes au système colonial : il conteste en revanche l’idée qu’elles suffiraient à en raconter toute l’histoires de la présence française en Afrique. En 2026, cette question reste explosive, particulièrement lorsqu’il s’agit de l’Algérie.
Plus de soixante ans après l’indépendance, la mémoire coloniale continue en effet de peser lourdement sur les relations entre Paris et Alger. Faut-il encore demander pardon, ou retrouver une histoire capable d'assumer toutes ses contradictions et de faire la liste des apports économiques, sociaux et culturels de la France dans cette partie du monde ?
La force de Jean-Yves Léandri est d’ouvrir avec délicatesse et modération un dossier que la France n’a jamais vraiment refermé.
Connexion
Afin d'utiliser cette fonctionnalité, vous devez vous connecter :