Zooms
Grand Angle : La bibliothèque d’Alain de Benoist
100 000 livres. Cent mille, c’est le nombre de volumes contenus dans la bibliothèque personnelle d’Alain de Benoist, qui fête le 11 décembre ses 80 ans. Une légende dit qu’il possède la plus grande bibliothèque privée d’Europe. Une autre légende prétend qu’il a lu tous ces livres et qu’il les a peut-être même écrits. Bibliomane érudit, conservateur et passeur, Alain de Benoist nous accompagne dans ce vaste labyrinthe, repaire de références, repère de sens, dans ses maisons du Chêne et de l’Écluse. Une plongée avec cet homme-livre qui explore les idées, trie, ouvre et agrandit. Comme dans sa très grande bibliothèque, l’une, forteresse en dessous du Chêne dont les racines renforcent et la cime élève, l’autre, Écluse au bord de la rivière, qui encadre et libère les flux et les flots.
(Documentaire de Christophe Maxime Lafosse et Victor Vitovtov, 25 minutes, 2023)
Zoom - Jean-Yves Leandri : Colonisation française : les bienfaits interdits d’histoire ?
Et si la colonisation française ne se résumait pas au seul récit conformiste et autorisé de la domination, de la violence et de l’exploitation ? Et si elle avait aussi laissé des routes, des écoles, des hôpitaux, des infrastructures, mais surtout des rencontres et des fidélités que notre époque peine à regarder ? C’est cette mémoire oubliée que Jean-Yves Leandri veut faire revivre dans un livre attachant et émouvant "Lorsque la France était là-bas".
Né en Algérie et élevé entre l’Afrique et Madagascar, il raconte ce qu’il a vu et vécu, loin des procès rétrospectifs et des discours officiels. Son livre ne cache pas les injustices et les difficultés inhérentes au système colonial : il conteste en revanche l’idée qu’elles suffiraient à en raconter toute l’histoires de la présence française en Afrique. En 2026, cette question reste explosive, particulièrement lorsqu’il s’agit de l’Algérie.
Plus de soixante ans après l’indépendance, la mémoire coloniale continue en effet de peser lourdement sur les relations entre Paris et Alger. Faut-il encore demander pardon, ou retrouver une histoire capable d'assumer toutes ses contradictions et de faire la liste des apports économiques, sociaux et culturels de la France dans cette partie du monde ?
La force de Jean-Yves Léandri est d’ouvrir avec délicatesse et modération un dossier que la France n’a jamais vraiment refermé.
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