Les Conversations

Les Conversations de Paul-Marie Coûteaux n°57 avec Régis Le Sommier - Etats-Unis d’Amérique : mort ou résurrection ? (2ème partie)

Publiée le 26/01/2025

Nous avons suivi dans une première Conversation l’enfance et la jeunesse de Régis le Sommier, et l’extraordinaire foisonnement de sa vie de grand reporter, au Proche-Orient, au Moyen-Orient, en Afrique, et, avant d’y revenir ultérieurement, sur le front ukrainien qui le fit rompre en visière et créer le site indépendant "Omerta". Dans cette deuxième Conversation, nous le suivons aux Etats-Unis, où il dirigea pendant de longues années, sous les présidences de Georges Bush Jr et de Barack Obama (qu’il rencontra tous les deux en tête à tête, rare performance pour un journaliste français…) le bureau de Paris-Match à New-York. En réalité, l’intrépide reporter a fouillé tous les Etats-Unis, couvrant aussi bien l’ouragan Katrina de la Nouvelle-Orléans que les incendies de Californie (où il s’est d’ailleurs brûlé les poumons...) ou encore les couloirs de l’immigration aux frontières nord et sud du Mexique ; en réalité, il a une curiosité toute particulière pour l’énigmatique "Etat Profond" dont on parle beaucoup sans le connaître : il rencontre Donald Rumsfeld au Pentagone, effectue une tournée diplomatique avec Colin Powell, s’entretient avec le gouverneur de Californie Schwarzenegger aussi bien qu'avec l’influent John McCain ou le directeur de la Banque fédérale Alan Greenspan, mais surtout de nombreuses personnalités de son nombreux "services de renseignement" d’un Etat avant tout militaire. Pourtant, notre Conversation s’ouvre sur un tout autre sujet, qu’il connait aussi fort bien : la personnalité de Jean-Marie Le Pen...  

Les Conversations de Paul-Marie Coûteaux - Jacques Cheminade sans filtre (2ème partie)

Publiée le 14/06/2026

Voici bien l’un de mes invités les plus appréciables en même temp que celui dont je me sente le plus éloigné - intellectuellement s'entend. Certaines de ses phrases comme "je n’ai de maison nulle part" (phrase extraite de notre premier entretien), sa foi dans le caractère illimité de la raison humaine, donc du Progrès, sa persistante croyance en la possibilité d’une bonne Amérique (ou plutôt des Etats-Unis des premiers âges qui se voulaient débarrassés de l’Imperium britannique), son goût pour l’exploration spatiale, au-delà de Mars, en utilisant la Lune qu’il serait selon lui "très facile" d’utiliser comme "station-relai", sont radicalement contraires au sens des limites qui caractérise l’esprit conservateur. Et pourtant, je suis allé le voir jadis, un beau jour de 1996, au siège de son parti "Solidarité et Progrès", début d’une conversation à épisodes qui n’a jamais pris fin, et que j’ai poursuivi par de roboratives lectures. En fait, l’insatiable curiosité de cet énarque qui croit en l’Etat et refuse, contrairement à la plupart de ses coreligionnaires, que le pouvoir soit définitivement passé entre les mains de grands financiers que, du coup, presque tous les autres s’empressent de servir, son abnégation morale, qui va jusqu’au sacrifice du confort matériel, ses magnifiques intuitions sur l’utilisation délibérée, par l’administration états-unienne de la drogue pour contrôler une jeunesse qui  ne s’accommoderait sans doute pas, sans elle, de la guerre permanente que Washington mène à tous les peuples du monde, ou sur les aberrations du système financier international, sont passionnantes à suivre - d’autant que cet infatigable travailleur, cet esprit extraordinairement curieux qui étend son regard des âges paléolithiques jusqu’aux aventures les plus futuristes qu’il imagine pour l'humanité, ce grand intellectuel anormalement optimiste a l’une des conversations les plus riches et documentées dont notre série pouvait rêver.