Les Conversations
Les Conversations - Général Jean-Bernard Pinatel : un parcours de combattant
"La France ne peut se passer de la Russie si elle veut être une grande puissance économique". Avec de telles réflexions, exprimées avec une rare liberté de ton que l’armée française n’a jamais tout à fait perdue, le général Jean-Bernard Pinatel, géostratège reconnu, ne pouvait que nous inciter à le mieux connaître. Plus jeune officier général de sa génération (il le fut à 48 ans), après avoir combattu en Algérie puis avoir participé, à la confluence de la physique et de la science militaire, à l’aventure atomique de la France, ce Basque d’une intrépidité remarquable a créé à 50 ans un cabinet de conseil aux entreprises, ce qui l'a conduit à de nouvelles aventures, et à des réflexions instruites par l’expérience sur bien des sujets - jusqu’à la diététique ! La dernière en date de ses initiatives est Géopragma, qu’il dirige avec Caroline Galactéros, l’un des rares instituts d’études internationales qui place l’intérêt national au centre de ses réflexions, échappant ainsi à l’américanisation des esprits qu’il vilipende en citant De Gaulle. Parcours d’un combattant en tout point exemplaire.
Les Conversations de P-M Coûteaux n°79 (1ère partie) - Christian Combaz, complotiste ou prescient ?
Nul ne sait où il vit (ce serait, parait-il, dans un village à la fois reculé et très avancé du Sud-Ouest...), mais tout le monde connait Campagnol, alias Christian Combaz. Mais le connaît-on en toutes ses facettes ? Jeune provincial monté tôt à Paris, dont il a tôt fait de devenir, dans les années 70, une coqueluche littéraire (son "Eloge de l’âge" connait un tel succès qu’il accède immédiatement à la célébrité), il fut longtemps chroniqueur au Figaro comme au Figaro-Magazine ; mais, peu à peu, la liberté de son style comme de ses idées, tranquillement nationales, le rend suspect, comme sont suspectes certaines de ses intuitions ou prédictions, d’autant plus que, bien souvent, elles s’avèrent exactes. Grand voyageur, il se prend d’affection pour Budapest (qui donnera son fameux "Roman de Budapest"), comme de l’Europe de l’Est en général, puis dirige pour le ministère des Affaires étrangères des instituts culturel français, à Milan ou Saragosse. Les années passant, il sent la civilisation française fléchir année après année, lentement submergée par la colonisation du méli-mélo états-unien. Par la plume et par la voix (il faut impérativement le suivre sur ses "réseaux sociaux"), il la pourfend avec une constance qui a davantage nui à sa carrière qu’à sa lucidité, et à sa formidable liberté.
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