Les Conversations

Les Conversations n°51 - Prince Jean de France : La question de la République est posée

Publiée le 13/10/2024

Eté 2024 : à la faveur d’une dissolution improvisée, éclate l’un des plus lourds nuages qui assombrissent depuis des années le sort de la France, l’aporie nos institutions. Si la Constitution de la Vème République est solide, elle n’échappe pas à une contradiction majeure, qu’avait bien comprise son créateur : comment faire que le président de la République, clef de voute de notre architecture institutionnelle, soit à la fois  président de tous les Français (remplissant la triple fonction d’assurer notre continuité historique, de garantir l'impartialité de l’Etat et d’arbitrer en cas de crise) et cependant élu au suffrage universel, c’est à dire par une partie de Français contre une autre ? Longtemps la question fut masquée par l'ombre gaullienne. Mais la tragédie se révèle avec les successeurs, chaque fois plus cruelle quand les Français se rendent compte que chacun des chefs d’Etat issu de l’élection est plus éloigné de ses missions fondamentales. Le pire étant atteint avec Emmanuel Macron, destructeur déclaré de notre continuité historique et si partial qu’il en devient minoritaire, son étiage tombant même, lors des européennes de juin, au dessous de 15%. Peu après, se fissurait le bien nommé front républicain, tandis que chacun peut observer que, constitué après des mois de crise, le gouvernement ne tient que par l’habile abstention du parti que ledit Front républicain visait précisément à exclure... Au fond, tout le drame de la France vient de ce que la tête de l’Etat est "débile", selon le mot qu’utilise ici, devant la caméra de TVL, Mgr le comte de Paris, Jean de France, à la faveur de deux conversations qu’Il nous a accordées avec son habituelle simplicité. Il est évident que, au regard des actuelles circonstances, cette rencontre, qui a pour but de permettre aux Français de Le connaître mieux, arrive à son heure. 

Les Conversation de Paul-Marie Coûteaux avec Eric Branca n°75 (2ème partie) : Ami Américain ou Ennemi Etats-unien ?

Publiée le 25/01/2026

Longtemps directeur de la rédaction de l’hebdomadaire Valeurs actuelles, Eric Branca, qui juge que la bataille de l’Histoire est la mère de toutes les batailles idéologiques, construit depuis quinze ans une œuvre prodigieuse, revisitant l’Histoire du XXIème siècle sans aucun des tabous qui trompent nos regards, loin des contraintes et des dogmes qui balisent tout carrière universitaire. Son ouvrage le plus connu à ce jour "L’Ami américain", sans cesse réédité depuis sa parution en 2017, s’attaque à un mythe aussi trompeur qu’il est puissant, celui du grand allié "américain" (en fait états-unien) bienveillant et protecteur. Consacrant de longues années à dépouiller les archives de nos service secrets et de nos centres décisionnaires de la IVème et Vème République, mais aussi celles des différentes bibliothèques et services de renseignement d’outre-Atlantique, ainsi qu'une multitude d'archives privées jusqu’alors mal connues (de la Seconde Guerre mondiale, de la guerre d’Algérie, de mai 68 notamment), il trace le portrait d’une "administration américaine" acharnée à contenir, contrôler ou détruire les piliers de la puissance française, au point de dire que "nuire à la France est une boussole constante de la politique de Washington". A l’écouter de près, se pose une question : Les Etats-Unis sont-ils des alliés, des adversaires ou des ennemis ?