Les idées à l'endroit
Les idées à l'endroit - Gustave Thibon : un moraliste enraciné
L’œuvre et la personne de Gustave Thibon (1903-2001) sont souvent caricaturées ou réduites à des généralités : le "philosophe-paysan" catholique, l’autodidacte ami de Simone Weil. On en conviendra en écoutant cette nouvelle émission des "Idées à l’endroit" : c’est un peu court. La pensée de Gustave Thibon, servie par un style lumineux et limpide, digne des moralistes français du Grand Siècle, couvre les champs immenses de la politique, de la philosophie et de la religion. Partisan d’une vision communautaire de la société, profondément réaliste, il s’est efforcé de penser ensemble les domaines temporel et spirituel.
Pour en parler :
- Hervé Pasqua, philosophe, professeur de philosophie médiévale à l’Université Côte d’Azur, auteur notamment de "Bas-fonds et profondeur", essai sur la philosophie de Gustave Thibon (Klincksieck), "Blaise Pascal penseur de la grâce" (Téqui) et "Thomas d’Aquin et la destruction de la métaphysique" (Parole et Silence)
- Philippe Maxence, journaliste, rédacteur en chef de L’Homme Nouveau, essayiste ("Pour un réenchantement du monde, une introduction à Chesterton" (Ad Solem), biographe de Baden Powell (Tempus) et de Maximilien Kolbe (Perrin)
- Augustin Tournyol du Clos, ancien élève de l’Essec, animateur du café-atelier Le Dorothy, dans le XXème arrondissement de Paris, où il a eu l’occasion de prononcer une conférence remarquée sur Gustave Thibon.
Les idées à l'endroit - Gaston Bachelard, philosophe de la science et de la poésie
Gaston Bachelard (1884-1962), issu d’un milieu champenois modeste, arpenta autant les chemins de campagne que le Quartier latin, à Paris, où il enseigna la philosophie, plus précisément dans ce haut lieu qu’est la Sorbonne. Sa pensée est elle-même, en quelque sorte, double : elle investit autant le domaine scientifique que le champ littéraire, au point qu’il fut considéré à juste titre comme un écrivain et un poète. Explorant le monde imaginaire et de la rêverie avec délicatesse, subtilité et finesse, il a montré combien celui-ci recèle des trésors de connaissance.
Pour en parler, Jean-Jacques Wunenburger, professeur émérite de philosophie à l’Université Jean-Moulin (Lyon 3), ancien directeur du Centre Gaston Bachelard de recherches sur l’imaginaire et la rationalité (Université de Bourgogne), président de l’Association internationale Gaston Bachelard, auteur notamment de "Gaston Bachelard : poétique des images" (Éditions Mimésis) et de "La Philosophie de l’imaginaire" chez Bachelard (Puf), Marie-Pierre Lassus, professeur émérite en musicologie à l’Université de Lille, auteur de "Bachelard musicien : une philosophie des silences et des timbres" (Éditions du Septentrion) et de plusieurs articles consacrés à Bachelard, notamment "Gaston Bachelard et la musique" (colloque international sur "Gaston Bachelard et l’écriture"), et Victoire Mohebi, qui a une double formation, en mathématiques et en philosophie, auteur d’un Master sur "Gaston Bachelard et la poétique du feu" ; elle a publié un article sur la "Poétique du jardin persan" dans l’ouvrage collectif "Gaston Bachelard, science et poétique : une nouvelle éthique ?", issu du colloque de Cerisy de 2012 consacré à Bachelard.
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