Zooms

Zoom - Renaud Camus : Non à la "davocratie" !

Publiée le 27/04/2022
Renaud Camus appelle "davocratie" (Davos-cratie) le régime politique dans lequel le monde de la finance dispose du pouvoir souverain. Dans sa récente intervention au colloque de l’Institut Iliade, l’écrivain se fait le pourfendeur de cette gestion du parc humain par des grands argentiers : les banques, les fonds de pension, les multinationales et les GAFAM. Renaud Camus considère que la lutte contre cette "davocratie" est un moyen indispensable pour empêcher la réduction forcenée de la biodiversité humaine et, à court terme, la disparition des plus hautes civilisations de notre Terre. En partenariat avec l’Institut Iliade, TVLibertés vous propose de retrouver l’intégralité de la conférence de Renaud Camus prononcée lors du colloque du 2 avril 2022 : "Restaurer le politique : identité-souveraineté-sacré".

Zoom - Jean-Yves Leandri : Colonisation française : les bienfaits interdits d’histoire ?

Publiée le 21/09/2026

Et si la colonisation française ne se résumait pas au seul récit conformiste et autorisé de la domination, de la violence et de l’exploitation ? Et si elle avait aussi laissé des routes, des écoles, des hôpitaux, des infrastructures, mais surtout des rencontres et des fidélités que notre époque peine à regarder ? C’est cette mémoire oubliée que Jean-Yves Leandri veut faire revivre dans un livre attachant et émouvant "Lorsque la France était là-bas".

Né en Algérie et élevé entre l’Afrique et Madagascar, il raconte ce qu’il a vu et vécu, loin des procès rétrospectifs et des discours officiels. Son livre ne cache pas les injustices et les difficultés inhérentes au système colonial : il conteste en revanche l’idée qu’elles suffiraient à en raconter toute l’histoires de la présence française en Afrique. En 2026, cette question reste explosive, particulièrement lorsqu’il s’agit de l’Algérie.

Plus de soixante ans après l’indépendance, la mémoire coloniale continue en effet de peser lourdement sur les relations entre Paris et Alger. Faut-il encore demander pardon, ou retrouver une histoire capable d'assumer toutes ses contradictions et de faire la liste des apports économiques, sociaux et culturels de la France dans cette partie du monde ?

La force de Jean-Yves Léandri est d’ouvrir avec délicatesse et modération un dossier que la France n’a jamais vraiment refermé.