Zooms

Zoom - Alain Paucard : "Delanoë et Hidalgo ? Des destructeurs de civilisation !"

Publiée le 31/01/2023

Alain Paucard est écrivain et président à vie du Club des Ronchons. Il aime à rappeler qu’il est de "nationalité parisienne". Parigot et incurable, telle pourrait être la profession de foi de son nouvel ouvrage intitulé : "Je suis parisien mais je me soigne". Alain Paucard aime éperdument la Capitale et le démontre en évoquant ses rues, ses trésors cachés, ses personnages connus et ses chansons. Mais si Maurice Chevalier a chanté "Paris restera toujours Paris", l’auteur se fait volontiers plus polémiste en dénonçant la bétonisation de la ville, son architecture nouvelle au style hétérogène, le corsetage des arrondissements autour d’un double mur murant (périphérique et tramway des Maréchaux). Il n’oublie pas de constater que Paris est sale, crasseux, crade !  Pour l’auteur, Delanoë et Hidalgo ne sont pas les seuls responsables de la destruction de Paris, même s'ils y ont pris une part très active. Tel Gavroche dans Les Misérables, Paucard est et reste toujours un titi parisien, un enfant de Paris, farceur, espiègle, dégourdi et qui connait sa ville comme sa poche. Et qui se désespère de voir l’âme de Paris s’effacer jusqu'à disparaître.

En partenariat avec les bijoux Majorica

Zoom - Jean-Yves Leandri : Colonisation française : les bienfaits interdits d’histoire ?

Publiée le 21/09/2026

Et si la colonisation française ne se résumait pas au seul récit conformiste et autorisé de la domination, de la violence et de l’exploitation ? Et si elle avait aussi laissé des routes, des écoles, des hôpitaux, des infrastructures, mais surtout des rencontres et des fidélités que notre époque peine à regarder ? C’est cette mémoire oubliée que Jean-Yves Leandri veut faire revivre dans un livre attachant et émouvant "Lorsque la France était là-bas".

Né en Algérie et élevé entre l’Afrique et Madagascar, il raconte ce qu’il a vu et vécu, loin des procès rétrospectifs et des discours officiels. Son livre ne cache pas les injustices et les difficultés inhérentes au système colonial : il conteste en revanche l’idée qu’elles suffiraient à en raconter toute l’histoires de la présence française en Afrique. En 2026, cette question reste explosive, particulièrement lorsqu’il s’agit de l’Algérie.

Plus de soixante ans après l’indépendance, la mémoire coloniale continue en effet de peser lourdement sur les relations entre Paris et Alger. Faut-il encore demander pardon, ou retrouver une histoire capable d'assumer toutes ses contradictions et de faire la liste des apports économiques, sociaux et culturels de la France dans cette partie du monde ?

La force de Jean-Yves Léandri est d’ouvrir avec délicatesse et modération un dossier que la France n’a jamais vraiment refermé.