Zooms

Zoom - Aldo Sterone : Covidisme, climat, wokisme : les religions postchrétiennes

Publiée le 06/03/2024

Journaliste d’investigation, Aldo Sterone publie "Les nouvelles religions" avec cet avertissement de taille : "l’achat, la possession ou la lecture de ce livre peuvent dégrader votre score social et républicain !". L’analyse de l’auteur est la suivante : l’Occident est en passe de devenir la première civilisation à se saborder du plus haut de sa gloire pour des raisons purement idéologiques. L’Occident est poussé vers l’hystérie et le rapport névrotique dans tous les aspects. Et Aldo Sterone de passer en revue, avec finesse et férocité, les nouvelles religions postchrétiennes occidentales qui ont principalement pour nom le wokisme, le covidisme et le climat.
Le monde occidental décrit par Aldo Sterone est un univers qui s’écroule et s’effondre. Sombre et peut-être quelque peu résigné, l’auteur a cette phrase lourde de sens : "Je vous le dis sans détour, si vous le pouvez, foutez le camp !". Un constat qui laisse peu de place à un renversement de situation et qui ne manquera pas de faire débat.

Zoom - Vincent Coussedière : La France s’enfonce faute d’incarnation

Publiée le 05/02/2026

Agrégé de philosophie et enseignant, Vincent Coussedière a longtemps observé la vie politique avant de franchir le pas de l’engagement électoral lors des législatives de 2024. De cette traversée du réel naît un livre très personnel intitulé "Marine Le Pen comme je l’imaginais", essai dans lequel l’auteur confronte ses attentes intellectuelles aux contraintes du champ politique. À travers une formule récurrente, presque obsessionnelle, il interroge ce qu’il aurait voulu que Marine Le Pen soit : une figure d’incarnation capable de rompre avec la gestion, la prudence et la normalisation. Le livre défend une thèse centrale : la politique n’est pas d’abord affaire de programme, mais d’incarnation. Vincent Coussedière critique ainsi la stratégie de normalisation, perçue moins comme une tactique électorale que comme un renoncement symbolique. Mais cette critique soulève une question troublante : la désillusion de l’auteur relève-t-elle d’un diagnostic lucide sur l’époque ou d’un dépit face à une figure politique trop idéalisée ? Car en creux, le livre reconnaît aussi que Marine Le Pen a su durer, rassembler et imposer son camp comme une force centrale de la vie politique française — ce qui, en soi, constitue déjà une forme d’incarnation dans un temps où le politique s’est largement vidé de sa substance.