Zooms

Zoom - Arnaud Folch : Tout ce que l’Histoire officielle vous cache !

Publiée le 19/10/2023

Des dictateurs, qui ont traversé l’histoire, nous croyons tout connaître. Arnaud Folch, directeur des "Hors-Série de Valeurs Actuelles" publie un passionnant "Les derniers secrets des dictateurs". Et il nous prouve que nous ignorons des pans entiers de ces personnages souvent en raison d’oublis volontaires de l’Histoire officielle !

Arnaud Folch jette plusieurs pavés dans la mare comme le fait que si Hitler était antisémite, il était tout autant écologiste ! L’alliance du brun et du vert et ce constat : "Aucun dirigeant écologiste ayant eu des responsabilités sous le IIIème Reich n’est mort autrement que dans son lit !". L’alliance du brun et du vert transparaît aussi dans une autre notion : le rappel de la fascination du dictateur nazi pour l’Islam avec notamment la création, en 1943, de la division SS Handschar composée presque exclusivement de musulmans !

Et les révélations ou les affirmations de ce Hors-série ne s’arrêtent pas là. On découvre un Staline antisémite et qui déclare la guerre aux juifs, un Lénine, dont des rues portent encore le nom en France, à l’origine des camps de concentration communistes, les sordides goulags.

Arnaud Folch confirme  aussi que beaucoup des dictateurs du XXème siècle étaient maintenus ou protégés par Moscou. Il démontre aussi, preuves à l’appui, que les Etats-Unis - présentés comme la première puissance démocratique au monde - se sont montrés très "pragmatiques" en soutenant des régimes autoritaires sur toute la planète. Des dirigeant ou caudillos "made in CIA".

Zoom - Vincent Coussedière : La France s’enfonce faute d’incarnation

Publiée le 05/02/2026

Agrégé de philosophie et enseignant, Vincent Coussedière a longtemps observé la vie politique avant de franchir le pas de l’engagement électoral lors des législatives de 2024. De cette traversée du réel naît un livre très personnel intitulé "Marine Le Pen comme je l’imaginais", essai dans lequel l’auteur confronte ses attentes intellectuelles aux contraintes du champ politique. À travers une formule récurrente, presque obsessionnelle, il interroge ce qu’il aurait voulu que Marine Le Pen soit : une figure d’incarnation capable de rompre avec la gestion, la prudence et la normalisation. Le livre défend une thèse centrale : la politique n’est pas d’abord affaire de programme, mais d’incarnation. Vincent Coussedière critique ainsi la stratégie de normalisation, perçue moins comme une tactique électorale que comme un renoncement symbolique. Mais cette critique soulève une question troublante : la désillusion de l’auteur relève-t-elle d’un diagnostic lucide sur l’époque ou d’un dépit face à une figure politique trop idéalisée ? Car en creux, le livre reconnaît aussi que Marine Le Pen a su durer, rassembler et imposer son camp comme une force centrale de la vie politique française — ce qui, en soi, constitue déjà une forme d’incarnation dans un temps où le politique s’est largement vidé de sa substance.