Zooms

Zoom - Christian Combaz : L’intelligence artificielle est diabolique

Publiée le 09/02/2023

Quand il quitte son village de Campagnol pour se rendre à la Capitale, le journaliste et écrivain Christian Combaz fait une halte obligatoire dans les studios de TVL. Avec la verve et la perspicacité qu’on lui connait, l’auteur de "Gens de Campagnol" fait le tour de l’actualité pour s’attarder aujourd’hui sur la "diabolique" intelligence artificielle - vrai langage du Prince de ce monde - et sur le cas Elon Musk. Christian Combaz, qui vient de récupérer son compte Twitter, semble séduit par la personnalité du milliardaire tout en le qualifiant d’Antéchrist. Une contradiction qu’il considère qu’apparente ! Plus politiquement incorrect que jamais, Christian Combaz veut faire néanmoins partager son indéboulonnable optimisme malgré sa récente mise à l’écart des Editions Flammarion. Le prix à payer, dit-il, pour refuser d’ânonner les opinions obligatoires.

Zoom - Jean-Yves Leandri : Colonisation française : les bienfaits interdits d’histoire ?

Publiée le 21/09/2026

Et si la colonisation française ne se résumait pas au seul récit conformiste et autorisé de la domination, de la violence et de l’exploitation ? Et si elle avait aussi laissé des routes, des écoles, des hôpitaux, des infrastructures, mais surtout des rencontres et des fidélités que notre époque peine à regarder ? C’est cette mémoire oubliée que Jean-Yves Leandri veut faire revivre dans un livre attachant et émouvant "Lorsque la France était là-bas".

Né en Algérie et élevé entre l’Afrique et Madagascar, il raconte ce qu’il a vu et vécu, loin des procès rétrospectifs et des discours officiels. Son livre ne cache pas les injustices et les difficultés inhérentes au système colonial : il conteste en revanche l’idée qu’elles suffiraient à en raconter toute l’histoires de la présence française en Afrique. En 2026, cette question reste explosive, particulièrement lorsqu’il s’agit de l’Algérie.

Plus de soixante ans après l’indépendance, la mémoire coloniale continue en effet de peser lourdement sur les relations entre Paris et Alger. Faut-il encore demander pardon, ou retrouver une histoire capable d'assumer toutes ses contradictions et de faire la liste des apports économiques, sociaux et culturels de la France dans cette partie du monde ?

La force de Jean-Yves Léandri est d’ouvrir avec délicatesse et modération un dossier que la France n’a jamais vraiment refermé.