Zooms
Zoom - Claude Guittard : Brasserie Lipp : une institution de l’excellence française
Pendant plus de trente ans, Claude Guittard a été l’emblématique directeur de la célèbre brasserie parisienne Lipp où les plus grandes vedettes et le monde entier ont défilé. Il raconte ses souvenirs et mille anecdotes dans "Lipp est une fête". Un hommage aussi au monde dur de la restauration. "Une brasserie, c’est de la lumière, du bruit et du mouvement. Retirez un de ces trois éléments et cela devient un restaurant". Claude Guittard montre son attachement à ce terme de brasserie qui accueille plus de 700 couverts quotidiens et emploie plus de 75 personnes. Il insiste aussi sur cette grande maison parisienne qui n’a connu que trois propriétaires et maintient les traditions du savoir-faire et de la gastronomie française.
Lipp est une légende : on y va, on s’y installe pour voir et être vu. Lipp est un monde en soi et où le monde entier se croise de Belmondo à Mitterrand, de Jacques Laurent à Pasqua, en passant par Madonna ou le futur Saint Jean XXIII. Lipp est aussi synonyme de professionnalisme incarné par un Claude Guittard investi d’une mission : défendre l’excellence française. Ajoutons que "Lipp est une fête" est bourré de mille anecdotes plus savoureuses les unes que les autres. Claude Guittard nous plonge au cœur de cette institution de la gastronomie.
Zoom - Jean-Yves Leandri : Colonisation française : les bienfaits interdits d’histoire ?
Et si la colonisation française ne se résumait pas au seul récit conformiste et autorisé de la domination, de la violence et de l’exploitation ? Et si elle avait aussi laissé des routes, des écoles, des hôpitaux, des infrastructures, mais surtout des rencontres et des fidélités que notre époque peine à regarder ? C’est cette mémoire oubliée que Jean-Yves Leandri veut faire revivre dans un livre attachant et émouvant "Lorsque la France était là-bas".
Né en Algérie et élevé entre l’Afrique et Madagascar, il raconte ce qu’il a vu et vécu, loin des procès rétrospectifs et des discours officiels. Son livre ne cache pas les injustices et les difficultés inhérentes au système colonial : il conteste en revanche l’idée qu’elles suffiraient à en raconter toute l’histoires de la présence française en Afrique. En 2026, cette question reste explosive, particulièrement lorsqu’il s’agit de l’Algérie.
Plus de soixante ans après l’indépendance, la mémoire coloniale continue en effet de peser lourdement sur les relations entre Paris et Alger. Faut-il encore demander pardon, ou retrouver une histoire capable d'assumer toutes ses contradictions et de faire la liste des apports économiques, sociaux et culturels de la France dans cette partie du monde ?
La force de Jean-Yves Léandri est d’ouvrir avec délicatesse et modération un dossier que la France n’a jamais vraiment refermé.
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