Zooms
Zoom - Claude Guittard : Brasserie Lipp : une institution de l’excellence française
Pendant plus de trente ans, Claude Guittard a été l’emblématique directeur de la célèbre brasserie parisienne Lipp où les plus grandes vedettes et le monde entier ont défilé. Il raconte ses souvenirs et mille anecdotes dans "Lipp est une fête". Un hommage aussi au monde dur de la restauration. "Une brasserie, c’est de la lumière, du bruit et du mouvement. Retirez un de ces trois éléments et cela devient un restaurant". Claude Guittard montre son attachement à ce terme de brasserie qui accueille plus de 700 couverts quotidiens et emploie plus de 75 personnes. Il insiste aussi sur cette grande maison parisienne qui n’a connu que trois propriétaires et maintient les traditions du savoir-faire et de la gastronomie française.
Lipp est une légende : on y va, on s’y installe pour voir et être vu. Lipp est un monde en soi et où le monde entier se croise de Belmondo à Mitterrand, de Jacques Laurent à Pasqua, en passant par Madonna ou le futur Saint Jean XXIII. Lipp est aussi synonyme de professionnalisme incarné par un Claude Guittard investi d’une mission : défendre l’excellence française. Ajoutons que "Lipp est une fête" est bourré de mille anecdotes plus savoureuses les unes que les autres. Claude Guittard nous plonge au cœur de cette institution de la gastronomie.
Zoom - Vincent Coussedière : La France s’enfonce faute d’incarnation
Agrégé de philosophie et enseignant, Vincent Coussedière a longtemps observé la vie politique avant de franchir le pas de l’engagement électoral lors des législatives de 2024. De cette traversée du réel naît un livre très personnel intitulé "Marine Le Pen comme je l’imaginais", essai dans lequel l’auteur confronte ses attentes intellectuelles aux contraintes du champ politique. À travers une formule récurrente, presque obsessionnelle, il interroge ce qu’il aurait voulu que Marine Le Pen soit : une figure d’incarnation capable de rompre avec la gestion, la prudence et la normalisation. Le livre défend une thèse centrale : la politique n’est pas d’abord affaire de programme, mais d’incarnation. Vincent Coussedière critique ainsi la stratégie de normalisation, perçue moins comme une tactique électorale que comme un renoncement symbolique. Mais cette critique soulève une question troublante : la désillusion de l’auteur relève-t-elle d’un diagnostic lucide sur l’époque ou d’un dépit face à une figure politique trop idéalisée ? Car en creux, le livre reconnaît aussi que Marine Le Pen a su durer, rassembler et imposer son camp comme une force centrale de la vie politique française — ce qui, en soi, constitue déjà une forme d’incarnation dans un temps où le politique s’est largement vidé de sa substance.
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