Zooms

Zoom - Claude Meunier-Berthelot : Ecole à 2 vitesses : les contradictions de J-P Brighelli

Publiée le 25/09/2023

L'école française n'existe plus, elle est devenue un centre d'endoctrinement ! Il n'est plus question de faire cours : la transmission des savoirs, c'est terminé. Les valeurs de la République : laïcité, égalité, écologie à outrance sont le nouveau programme. La juriste Claude Meunier-Bethelot, qui a fait toute sa carrière à l'Education nationale, dénonce un projet de démolition subtile qui remonte à la Révolution française avec Condorcet. Les syndicats d'enseignants n'ont d'ailleurs pas cessé d'appuyer la déconstruction républicaine. Les résultats de la France dans les grands classements internationaux reflètent cet état de fait. Après la sortie du dernier ouvrage du professeur Jean-Paul Brighelli, "L'école à deux vitesses", et de son passage à TVLibertés, Claude Meunier-Berthelot montre du doigt des contradictions, notamment concernant la mixité sociale, l'égalitarisme et le dispositif d'éducation prioritaire. Un entretien pour remettre les pendules à l'heure.

Zoom - Vincent Coussedière : La France s’enfonce faute d’incarnation

Publiée le 05/02/2026

Agrégé de philosophie et enseignant, Vincent Coussedière a longtemps observé la vie politique avant de franchir le pas de l’engagement électoral lors des législatives de 2024. De cette traversée du réel naît un livre très personnel intitulé "Marine Le Pen comme je l’imaginais", essai dans lequel l’auteur confronte ses attentes intellectuelles aux contraintes du champ politique. À travers une formule récurrente, presque obsessionnelle, il interroge ce qu’il aurait voulu que Marine Le Pen soit : une figure d’incarnation capable de rompre avec la gestion, la prudence et la normalisation. Le livre défend une thèse centrale : la politique n’est pas d’abord affaire de programme, mais d’incarnation. Vincent Coussedière critique ainsi la stratégie de normalisation, perçue moins comme une tactique électorale que comme un renoncement symbolique. Mais cette critique soulève une question troublante : la désillusion de l’auteur relève-t-elle d’un diagnostic lucide sur l’époque ou d’un dépit face à une figure politique trop idéalisée ? Car en creux, le livre reconnaît aussi que Marine Le Pen a su durer, rassembler et imposer son camp comme une force centrale de la vie politique française — ce qui, en soi, constitue déjà une forme d’incarnation dans un temps où le politique s’est largement vidé de sa substance.