Zooms

Zoom - Clotilde Margottin - Dépression : comment je m'en suis relevée

Publiée le 31/01/2022
Clotilde Margottin a fait une vraie dépression. Une sévère. Alors que tout la paralysait et que les obstacles lui semblaient insurmontables, le diagnostic tombe comme un couperet. Son livre "Se relever, toujours" raconte la cascade d'événements qui l'ont mené à cette "maladie de la honte" alors qu'elle avait selon la formule consacré "tout pour être heureuse" : un mari, un travail qu'elle aime et quatre enfants à cette époque. Mais "Se relever, toujours", c'est aussi et surtout le récit de sa guérison après un séjour volontaire en clinique de repos psychiatrique, dans laquelle elle va finalement retrouver le goût de la vie et des plaisirs simples. Une victoire qu'elle partage en toute transparence avec son mari, sa famille et avec ses lecteurs. Un témoignage lumineux et porté par une foi bien vivante qui lève le voile sur cette maladie taboue.
Compte Instagram de Clotilde Margottin

Zoom - Jean-Yves Leandri : Colonisation française : les bienfaits interdits d’histoire ?

Publiée le 21/09/2026

Et si la colonisation française ne se résumait pas au seul récit conformiste et autorisé de la domination, de la violence et de l’exploitation ? Et si elle avait aussi laissé des routes, des écoles, des hôpitaux, des infrastructures, mais surtout des rencontres et des fidélités que notre époque peine à regarder ? C’est cette mémoire oubliée que Jean-Yves Leandri veut faire revivre dans un livre attachant et émouvant "Lorsque la France était là-bas".

Né en Algérie et élevé entre l’Afrique et Madagascar, il raconte ce qu’il a vu et vécu, loin des procès rétrospectifs et des discours officiels. Son livre ne cache pas les injustices et les difficultés inhérentes au système colonial : il conteste en revanche l’idée qu’elles suffiraient à en raconter toute l’histoires de la présence française en Afrique. En 2026, cette question reste explosive, particulièrement lorsqu’il s’agit de l’Algérie.

Plus de soixante ans après l’indépendance, la mémoire coloniale continue en effet de peser lourdement sur les relations entre Paris et Alger. Faut-il encore demander pardon, ou retrouver une histoire capable d'assumer toutes ses contradictions et de faire la liste des apports économiques, sociaux et culturels de la France dans cette partie du monde ?

La force de Jean-Yves Léandri est d’ouvrir avec délicatesse et modération un dossier que la France n’a jamais vraiment refermé.