Zooms
Zoom - Danilo Pagliaro : "La légion m’a appris à ne jamais baisser les bras"
Dans son livre-témoignage "Ne jamais baisser les bras", Daniel Pagliaro raconte son incroyable histoire personnelle, celle d’un père de famille italien de 36 ans qui mène une vie rangée et qui décide de s’enrôler dans la Légion étrangère pour donner un véritable sens à sa vie, à son existence. Un choix extrême non sans conséquences. Devenir légionnaire est un véritable parcours du combattant. C’est une sélection féroce qui nécessite une endurance physique et psychique hors norme pour prétendre porter le fameux képi blanc.
Dans cet entretien simple et sincère, Danilo Pagliaro raconte son parcours. Après son arrivée au centre de recrutement d’Aubagne, il quitte tout : sa famille mais aussi ses amis, son ancien travail et sa patrie. Il devient un légionnaire, un homme sans nom, qui débute sa carrière militaire pour servir la France sur tous les fronts et notamment en Afrique. Danilo Pagliaro évoque aussi le rapport de cette troupe d’élite avec l’Islam ou face à des missions dangereuses. Vingt années d’un engagement intense et un témoignage au plus près de la vérité.
L’ouvrage est complété par le récit de la bataille de Camerone :
"Ils furent ici moins de soixante
Opposés à toute une armée.
Sa masse les écrasa.
La vie plutôt que le courage
abandonna ces soldats français
À Camerone le 30 avril 1863".
Honneur à la Légion !
Zoom - Jean-Yves Leandri : Colonisation française : les bienfaits interdits d’histoire ?
Et si la colonisation française ne se résumait pas au seul récit conformiste et autorisé de la domination, de la violence et de l’exploitation ? Et si elle avait aussi laissé des routes, des écoles, des hôpitaux, des infrastructures, mais surtout des rencontres et des fidélités que notre époque peine à regarder ? C’est cette mémoire oubliée que Jean-Yves Leandri veut faire revivre dans un livre attachant et émouvant "Lorsque la France était là-bas".
Né en Algérie et élevé entre l’Afrique et Madagascar, il raconte ce qu’il a vu et vécu, loin des procès rétrospectifs et des discours officiels. Son livre ne cache pas les injustices et les difficultés inhérentes au système colonial : il conteste en revanche l’idée qu’elles suffiraient à en raconter toute l’histoires de la présence française en Afrique. En 2026, cette question reste explosive, particulièrement lorsqu’il s’agit de l’Algérie.
Plus de soixante ans après l’indépendance, la mémoire coloniale continue en effet de peser lourdement sur les relations entre Paris et Alger. Faut-il encore demander pardon, ou retrouver une histoire capable d'assumer toutes ses contradictions et de faire la liste des apports économiques, sociaux et culturels de la France dans cette partie du monde ?
La force de Jean-Yves Léandri est d’ouvrir avec délicatesse et modération un dossier que la France n’a jamais vraiment refermé.
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