Zooms

Zoom - Didier Béoutis : Les écrivains dans la deuxième guerre mondiale

Publiée le 27/04/2021
Ils étaient 197. Leur nom est gravé au Panthéon. Ils furent l’honneur de la France. Pour elle, ces 197 écrivains firent le sacrifice suprême. Hommes ou femmes, célèbres ou peu connus, chrétiens, juifs ou athées, de droite ou de gauche, Français libres ou Résistants, c’étaient des héros purs, des âmes fortes, au courage indomptable, dont la courte biographie dans ce livre porte témoignage. Tous avaient une œuvre en cours et une place dans le monde des lettres, que les Allemands supprimèrent en commettant des actes barbares. Ces écrivains combattants sont des martyrs. Dans les camps d’extermination ou ailleurs, la Gestapo les liquida d’atroces manières. Ils furent fusillés, abattus à la mitraillette, assassinés de mort lente en étant épuisés au travail, privés de sommeil, affamés, malades et non soignés, roués de coups, torturés, décapités ou gazés. Ils ne moururent pas en vain. Eux qui avaient la France au cœur contribuèrent à sa victoire. Le livre "Les écrivains dans la deuxième guerre mondiale" leur rend hommage.

Zoom - Jean-Yves Leandri : Colonisation française : les bienfaits interdits d’histoire ?

Publiée le 21/09/2026

Et si la colonisation française ne se résumait pas au seul récit conformiste et autorisé de la domination, de la violence et de l’exploitation ? Et si elle avait aussi laissé des routes, des écoles, des hôpitaux, des infrastructures, mais surtout des rencontres et des fidélités que notre époque peine à regarder ? C’est cette mémoire oubliée que Jean-Yves Leandri veut faire revivre dans un livre attachant et émouvant "Lorsque la France était là-bas".

Né en Algérie et élevé entre l’Afrique et Madagascar, il raconte ce qu’il a vu et vécu, loin des procès rétrospectifs et des discours officiels. Son livre ne cache pas les injustices et les difficultés inhérentes au système colonial : il conteste en revanche l’idée qu’elles suffiraient à en raconter toute l’histoires de la présence française en Afrique. En 2026, cette question reste explosive, particulièrement lorsqu’il s’agit de l’Algérie.

Plus de soixante ans après l’indépendance, la mémoire coloniale continue en effet de peser lourdement sur les relations entre Paris et Alger. Faut-il encore demander pardon, ou retrouver une histoire capable d'assumer toutes ses contradictions et de faire la liste des apports économiques, sociaux et culturels de la France dans cette partie du monde ?

La force de Jean-Yves Léandri est d’ouvrir avec délicatesse et modération un dossier que la France n’a jamais vraiment refermé.