Zooms
Zoom - François Bousquet : "Dominique Venner, un étendard pour les générations"
François Bousquet, directeur de La Nouvelle Librairie, vient présenter la journée de célébration de la mort de l’écrivain et essayiste Dominique Venner, organisée le 21 mai 2023, salle Wagram à Paris.
Dominique Venner avait appelé à des actions "spectaculaires et symboliques pour ébranler les somnolences". Il s’est donné la mort dans la cathédrale Notre-Dame de Paris le 21 mai 2013. Ce geste a évidemment surpris, choqué, bouleversé. Cette mort volontaire n’était pas une renonciation, ni un geste de désespoir mais un germe, "comme une provocation aÌ l’espérance et aÌ l’émeute", un geste accompli "dans une intention de protestation et de fondation" car Dominique Venner se sentait le devoir d’agir "devant les périls immenses pour notre patrie française et européenne".
Dominique Venner a voulu mourir en Vieil Européen, suivant l’exemple de Caton d’Utique, de Sénèque, de Regulus. En ces temps ouÌ s’affichent des vies qui sont vides de sens, son geste incarne une éthique de la volonté, constituant un appel aux Européens encore lucides, par-delà les masses anesthésiées. De porte-glaive, Dominique Venner devenait une oriflamme, un étendard. Par sa mort, il marquait sa volonté de transmettre une flamme qui ne doit jamais s’éteindre.
Zoom - Vincent Coussedière : La France s’enfonce faute d’incarnation
Agrégé de philosophie et enseignant, Vincent Coussedière a longtemps observé la vie politique avant de franchir le pas de l’engagement électoral lors des législatives de 2024. De cette traversée du réel naît un livre très personnel intitulé "Marine Le Pen comme je l’imaginais", essai dans lequel l’auteur confronte ses attentes intellectuelles aux contraintes du champ politique. À travers une formule récurrente, presque obsessionnelle, il interroge ce qu’il aurait voulu que Marine Le Pen soit : une figure d’incarnation capable de rompre avec la gestion, la prudence et la normalisation. Le livre défend une thèse centrale : la politique n’est pas d’abord affaire de programme, mais d’incarnation. Vincent Coussedière critique ainsi la stratégie de normalisation, perçue moins comme une tactique électorale que comme un renoncement symbolique. Mais cette critique soulève une question troublante : la désillusion de l’auteur relève-t-elle d’un diagnostic lucide sur l’époque ou d’un dépit face à une figure politique trop idéalisée ? Car en creux, le livre reconnaît aussi que Marine Le Pen a su durer, rassembler et imposer son camp comme une force centrale de la vie politique française — ce qui, en soi, constitue déjà une forme d’incarnation dans un temps où le politique s’est largement vidé de sa substance.
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