Zooms
Zoom - François Bousquet : "Dominique Venner, un étendard pour les générations"
François Bousquet, directeur de La Nouvelle Librairie, vient présenter la journée de célébration de la mort de l’écrivain et essayiste Dominique Venner, organisée le 21 mai 2023, salle Wagram à Paris.
Dominique Venner avait appelé à des actions "spectaculaires et symboliques pour ébranler les somnolences". Il s’est donné la mort dans la cathédrale Notre-Dame de Paris le 21 mai 2013. Ce geste a évidemment surpris, choqué, bouleversé. Cette mort volontaire n’était pas une renonciation, ni un geste de désespoir mais un germe, "comme une provocation aÌ l’espérance et aÌ l’émeute", un geste accompli "dans une intention de protestation et de fondation" car Dominique Venner se sentait le devoir d’agir "devant les périls immenses pour notre patrie française et européenne".
Dominique Venner a voulu mourir en Vieil Européen, suivant l’exemple de Caton d’Utique, de Sénèque, de Regulus. En ces temps ouÌ s’affichent des vies qui sont vides de sens, son geste incarne une éthique de la volonté, constituant un appel aux Européens encore lucides, par-delà les masses anesthésiées. De porte-glaive, Dominique Venner devenait une oriflamme, un étendard. Par sa mort, il marquait sa volonté de transmettre une flamme qui ne doit jamais s’éteindre.
Zoom - Jean-Yves Leandri : Colonisation française : les bienfaits interdits d’histoire ?
Et si la colonisation française ne se résumait pas au seul récit conformiste et autorisé de la domination, de la violence et de l’exploitation ? Et si elle avait aussi laissé des routes, des écoles, des hôpitaux, des infrastructures, mais surtout des rencontres et des fidélités que notre époque peine à regarder ? C’est cette mémoire oubliée que Jean-Yves Leandri veut faire revivre dans un livre attachant et émouvant "Lorsque la France était là-bas".
Né en Algérie et élevé entre l’Afrique et Madagascar, il raconte ce qu’il a vu et vécu, loin des procès rétrospectifs et des discours officiels. Son livre ne cache pas les injustices et les difficultés inhérentes au système colonial : il conteste en revanche l’idée qu’elles suffiraient à en raconter toute l’histoires de la présence française en Afrique. En 2026, cette question reste explosive, particulièrement lorsqu’il s’agit de l’Algérie.
Plus de soixante ans après l’indépendance, la mémoire coloniale continue en effet de peser lourdement sur les relations entre Paris et Alger. Faut-il encore demander pardon, ou retrouver une histoire capable d'assumer toutes ses contradictions et de faire la liste des apports économiques, sociaux et culturels de la France dans cette partie du monde ?
La force de Jean-Yves Léandri est d’ouvrir avec délicatesse et modération un dossier que la France n’a jamais vraiment refermé.
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