Zooms

Zoom - Frédéric Rouvillois : Notre époque se prête bien à la bouffonnerie !

Publiée le 20/07/2021
Professeur de droit public à l'université de Paris, Frédéric Rouvillois est aussi romancier et vient de publier un recueil au titre énigmatique : "Le jour où l'Etat du Vatican remporta la coupe du monde de football". Considérant qu'il n'y a pas de sens de l'histoire et que ce qui fait l'histoire, c'est la volonté des hommes, l'auteur a rédigé 21 nouvelles où il démontre que rien n'est écrit à l'avance et qu'il n'y a pas de fatalité. On s'amuse, on sourit et on rit à cette succession de petites histoires rocambolesques ou cauchemardesques du, "jour où l'Etat du Vatican remporta la coupe de monde de football à la "conjuration", la dernière des nouvelles. Frédéric Rouvillois nous rappelle, à chaque page, que se résigner au mal n'est pas seulement la plus grave des fautes, mais aussi la pire des sottises.

Zoom - Jean-Yves Leandri : Colonisation française : les bienfaits interdits d’histoire ?

Publiée le 21/09/2026

Et si la colonisation française ne se résumait pas au seul récit conformiste et autorisé de la domination, de la violence et de l’exploitation ? Et si elle avait aussi laissé des routes, des écoles, des hôpitaux, des infrastructures, mais surtout des rencontres et des fidélités que notre époque peine à regarder ? C’est cette mémoire oubliée que Jean-Yves Leandri veut faire revivre dans un livre attachant et émouvant "Lorsque la France était là-bas".

Né en Algérie et élevé entre l’Afrique et Madagascar, il raconte ce qu’il a vu et vécu, loin des procès rétrospectifs et des discours officiels. Son livre ne cache pas les injustices et les difficultés inhérentes au système colonial : il conteste en revanche l’idée qu’elles suffiraient à en raconter toute l’histoires de la présence française en Afrique. En 2026, cette question reste explosive, particulièrement lorsqu’il s’agit de l’Algérie.

Plus de soixante ans après l’indépendance, la mémoire coloniale continue en effet de peser lourdement sur les relations entre Paris et Alger. Faut-il encore demander pardon, ou retrouver une histoire capable d'assumer toutes ses contradictions et de faire la liste des apports économiques, sociaux et culturels de la France dans cette partie du monde ?

La force de Jean-Yves Léandri est d’ouvrir avec délicatesse et modération un dossier que la France n’a jamais vraiment refermé.