Zooms

Zoom - Isabelle Laurent : Comment j'ai survécu au décès de mon fils Yann

Publiée le 27/01/2022
Isabelle Laurent a déjà trois enfants lorsqu'elle adopte Yann et son frère Raphaël aux Philippines. Quatre frères et sœurs suivront bientôt dans une ambiance familiale chaleureuse. Un lundi de Pentecôte, à l'aube des 30 ans de Yann, des policiers sonnent à la porte de la maison familiale pour annoncer cette douloureuse nouvelle : Yann se serait donné la mort, il a été retrouvé dans un cinéma parisien. La thèse du suicide, sa famille n'y croira jamais. Huit jours avant sa mort, Isabelle Laurent apprend que son fils était sous emprise et qu'il a sûrement été abusé par son père spirituel. Commence alors un cheminement pour accepter cette mort soudaine et violente et pour vaincre la culpabilité de n'avoir pas su prévoir cette tragédie. Un témoignage sur cette vie qui continue dans l'amour et le pardon, pour se souvenir du sourire de Yann. Inspirant.

Zoom - Jean-Yves Leandri : Colonisation française : les bienfaits interdits d’histoire ?

Publiée le 21/09/2026

Et si la colonisation française ne se résumait pas au seul récit conformiste et autorisé de la domination, de la violence et de l’exploitation ? Et si elle avait aussi laissé des routes, des écoles, des hôpitaux, des infrastructures, mais surtout des rencontres et des fidélités que notre époque peine à regarder ? C’est cette mémoire oubliée que Jean-Yves Leandri veut faire revivre dans un livre attachant et émouvant "Lorsque la France était là-bas".

Né en Algérie et élevé entre l’Afrique et Madagascar, il raconte ce qu’il a vu et vécu, loin des procès rétrospectifs et des discours officiels. Son livre ne cache pas les injustices et les difficultés inhérentes au système colonial : il conteste en revanche l’idée qu’elles suffiraient à en raconter toute l’histoires de la présence française en Afrique. En 2026, cette question reste explosive, particulièrement lorsqu’il s’agit de l’Algérie.

Plus de soixante ans après l’indépendance, la mémoire coloniale continue en effet de peser lourdement sur les relations entre Paris et Alger. Faut-il encore demander pardon, ou retrouver une histoire capable d'assumer toutes ses contradictions et de faire la liste des apports économiques, sociaux et culturels de la France dans cette partie du monde ?

La force de Jean-Yves Léandri est d’ouvrir avec délicatesse et modération un dossier que la France n’a jamais vraiment refermé.