Zooms

Zoom - Jean-Luc Tari : Aux origines de la fachophobie

Publiée le 18/01/2022
L’Homme occidental est injustement rabaissé. Cette situation est une séquelle de la seconde guerre mondiale. Adolf Hitler était un homme blanc et par conséquent tous les Blancs devraient être frappés du sceau de l’infamie. Cette fachophobie est la cause d’une haine de soi en Occident. Pour expier des péchés imaginaires, il conviendrait de s’agenouiller devant les immigrés, les femmes et les homosexuels. Ceux qui restent debout sont traités de racistes, de sexistes, d’homophobes, de xénophobes ou d’islamophobes. L’Homme blanc est sommé de se repentir par de prétendus progressistes ayant usurpé la fonction ecclésiastique. Une idolâtrie envers des minorités labellisées par une idéologie importée des États-Unis s’est généralisée. La stigmatisation de l’Autre est prohibée. Dans cette société déboussolée, des politiciens manipulateurs culpabilisent les Blancs. Ils devraient voter à gauche pour obtenir une rédemption.

Zoom - Jean-Yves Leandri : Colonisation française : les bienfaits interdits d’histoire ?

Publiée le 21/09/2026

Et si la colonisation française ne se résumait pas au seul récit conformiste et autorisé de la domination, de la violence et de l’exploitation ? Et si elle avait aussi laissé des routes, des écoles, des hôpitaux, des infrastructures, mais surtout des rencontres et des fidélités que notre époque peine à regarder ? C’est cette mémoire oubliée que Jean-Yves Leandri veut faire revivre dans un livre attachant et émouvant "Lorsque la France était là-bas".

Né en Algérie et élevé entre l’Afrique et Madagascar, il raconte ce qu’il a vu et vécu, loin des procès rétrospectifs et des discours officiels. Son livre ne cache pas les injustices et les difficultés inhérentes au système colonial : il conteste en revanche l’idée qu’elles suffiraient à en raconter toute l’histoires de la présence française en Afrique. En 2026, cette question reste explosive, particulièrement lorsqu’il s’agit de l’Algérie.

Plus de soixante ans après l’indépendance, la mémoire coloniale continue en effet de peser lourdement sur les relations entre Paris et Alger. Faut-il encore demander pardon, ou retrouver une histoire capable d'assumer toutes ses contradictions et de faire la liste des apports économiques, sociaux et culturels de la France dans cette partie du monde ?

La force de Jean-Yves Léandri est d’ouvrir avec délicatesse et modération un dossier que la France n’a jamais vraiment refermé.