Zooms

Zoom - Jean-Pierre Fabre-Bernadac : Le 26 mars, des militaires dans la rue

Publiée le 24/03/2022
Le 14 avril 2021, Jean-Pierre Fabre-Bernadac a été à l’origine de la "Tribune des militaires", une pétition signée par des dizaines de milliers de militaires et qui a fait l’effet d’une déflagration. Un an plus tard, les initiateurs de la pétition organisent une Marche des fiertés françaises, le 26 mars à 14h00 à Paris de la place d’Italie à la place Denfert-Rochereau. Pour le capitaine Fabre-Bernadac : "notre combat reste plus que jamais d’actualité". Et l’ancien militaire de dénoncer l’attitude du président de la République qui n’est plus le garant de l’unité et de la souveraine nationales et qui a perdu toute crédibilité sur la scène internationale. Jean-Pierre Fabre-Bernadac rappelle aussi le manque de moyens de l’armée française. Une situation criminelle au regard des tensions et des conflits qui se déclarent, y compris sur le sol européen.

Zoom - Jean-Yves Leandri : Colonisation française : les bienfaits interdits d’histoire ?

Publiée le 21/09/2026

Et si la colonisation française ne se résumait pas au seul récit conformiste et autorisé de la domination, de la violence et de l’exploitation ? Et si elle avait aussi laissé des routes, des écoles, des hôpitaux, des infrastructures, mais surtout des rencontres et des fidélités que notre époque peine à regarder ? C’est cette mémoire oubliée que Jean-Yves Leandri veut faire revivre dans un livre attachant et émouvant "Lorsque la France était là-bas".

Né en Algérie et élevé entre l’Afrique et Madagascar, il raconte ce qu’il a vu et vécu, loin des procès rétrospectifs et des discours officiels. Son livre ne cache pas les injustices et les difficultés inhérentes au système colonial : il conteste en revanche l’idée qu’elles suffiraient à en raconter toute l’histoires de la présence française en Afrique. En 2026, cette question reste explosive, particulièrement lorsqu’il s’agit de l’Algérie.

Plus de soixante ans après l’indépendance, la mémoire coloniale continue en effet de peser lourdement sur les relations entre Paris et Alger. Faut-il encore demander pardon, ou retrouver une histoire capable d'assumer toutes ses contradictions et de faire la liste des apports économiques, sociaux et culturels de la France dans cette partie du monde ?

La force de Jean-Yves Léandri est d’ouvrir avec délicatesse et modération un dossier que la France n’a jamais vraiment refermé.