Zooms

Zoom - Laurence Dezélée - Charnier Descartes : un scandale d’Etat toujours impuni

Publiée le 07/07/2023

Le 27 novembre 2019, Laurence Dezélée perd sa défunte maman pour la deuxième fois. Quatre ans plus tôt, sa mère l’avait avertie, voyant sa mort imminente, qu’elle souhaitait faire don de son corps à la science, loin d’imaginer ce qu’il pourrait arriver à sa dépouille. En effet, avec la médiatisation du charnier de l’Université de médecine de Paris-Descartes, Laurence Dezélée découvre avec effroi le scandale sanitaire et éthique qui se déroule depuis des décennies dans le grand immeuble de la rue des Saints-Pères dans le 6ème arrondissement de Paris. Les conditions de conservation des corps sont innommables, le respect dû aux dépouilles vole en éclat, certains cadavres sont rongés par les rats, en état de putréfaction avancée… D’autres sont démembrés, dissociés, mélangés. Pire, certains préparateurs s’adonnent à un véritable trafic de dépouilles… vendues à des anonymes, et parfois même à l’étranger.

Horrifiée, Laurence Dezélée décide de rendre justice à sa mère. Elle dépose plainte et rencontre des témoins de scènes épouvantables. Près de quatre ans après les révélations du scandale, personne n’a encore été jugé… Avec "Pardon Maman pour ce qu’ils t’ont fait" chez Plon, Laurence Dezélée rend hommage à sa maman et espère que justice sera rendue, avec des condamnations exemplaires pour tous les responsables, y compris les plus hauts placés !

Zoom - Vincent Coussedière : La France s’enfonce faute d’incarnation

Publiée le 05/02/2026

Agrégé de philosophie et enseignant, Vincent Coussedière a longtemps observé la vie politique avant de franchir le pas de l’engagement électoral lors des législatives de 2024. De cette traversée du réel naît un livre très personnel intitulé "Marine Le Pen comme je l’imaginais", essai dans lequel l’auteur confronte ses attentes intellectuelles aux contraintes du champ politique. À travers une formule récurrente, presque obsessionnelle, il interroge ce qu’il aurait voulu que Marine Le Pen soit : une figure d’incarnation capable de rompre avec la gestion, la prudence et la normalisation. Le livre défend une thèse centrale : la politique n’est pas d’abord affaire de programme, mais d’incarnation. Vincent Coussedière critique ainsi la stratégie de normalisation, perçue moins comme une tactique électorale que comme un renoncement symbolique. Mais cette critique soulève une question troublante : la désillusion de l’auteur relève-t-elle d’un diagnostic lucide sur l’époque ou d’un dépit face à une figure politique trop idéalisée ? Car en creux, le livre reconnaît aussi que Marine Le Pen a su durer, rassembler et imposer son camp comme une force centrale de la vie politique française — ce qui, en soi, constitue déjà une forme d’incarnation dans un temps où le politique s’est largement vidé de sa substance.