Zooms

Zoom - Laurent Firode : Le monde d’après… sans œillères

Publiée le 20/06/2023

Il est réalisateur, acteur, directeur de la photographie. Il est aussi éditeur, compositeur et scénariste. Laurent Firode est surtout un cinéaste iconoclaste. S'il a réalisé des films avec Audrey Tautou ou Johnny Halliday, il est aujourd'hui connu pour ses films à sketchs intitulés "Le monde d'après". Etrillés par la presse bien-pensante, ces films sont une satire amusante et incisive de la société actuelle et des mœurs imposées par le politiquement correct, notamment pendant la crise sanitaire. En décidant de sortir du Système, Laurent Firode savait qu’il tournerait définitivement le dos aux subventions et au copinage, aux gens du cinéma qui "vivent aux frais de la princesse", en l’occurrence l’Etat.

Il poursuit donc son chemin, contre vents et marées, rencontrant l’estime du public malgré la volonté de "l’invisibiliser". Revenant sur son parcours, Laurent Firode en profite aussi pour évoquer l’état du cinéma français actuel : un regard sans concessions ! Un personnage à découvrir...

Zoom - Vincent Coussedière : La France s’enfonce faute d’incarnation

Publiée le 05/02/2026

Agrégé de philosophie et enseignant, Vincent Coussedière a longtemps observé la vie politique avant de franchir le pas de l’engagement électoral lors des législatives de 2024. De cette traversée du réel naît un livre très personnel intitulé "Marine Le Pen comme je l’imaginais", essai dans lequel l’auteur confronte ses attentes intellectuelles aux contraintes du champ politique. À travers une formule récurrente, presque obsessionnelle, il interroge ce qu’il aurait voulu que Marine Le Pen soit : une figure d’incarnation capable de rompre avec la gestion, la prudence et la normalisation. Le livre défend une thèse centrale : la politique n’est pas d’abord affaire de programme, mais d’incarnation. Vincent Coussedière critique ainsi la stratégie de normalisation, perçue moins comme une tactique électorale que comme un renoncement symbolique. Mais cette critique soulève une question troublante : la désillusion de l’auteur relève-t-elle d’un diagnostic lucide sur l’époque ou d’un dépit face à une figure politique trop idéalisée ? Car en creux, le livre reconnaît aussi que Marine Le Pen a su durer, rassembler et imposer son camp comme une force centrale de la vie politique française — ce qui, en soi, constitue déjà une forme d’incarnation dans un temps où le politique s’est largement vidé de sa substance.