Zooms

Zoom - Laurent Obertone : "Sois un attentat vivant contre la médiocrité"

Publiée le 30/09/2024

Journaliste, polémiste et écrivain, Laurent Obertone, dans la droite ligne de son livre "Eloge de la force", sonne la charge avec "Guerre" aux Editions Magnus. Otage du cirque démocratique et médiatique, le Français moyen râle, consomme et renonce. Il se résigne à son destin confisqué par un ennemi que l’écrivain surnomme la Secte. Laurent Obertone s’adresse aux esprits forts, aux esprits libres et leur dit : "Relevez la tête, le réel est de retour. Il y a une issue".

Face à la Secte, entité prédatrice, sectaire et sentencieuse qui impose la domesticratie, l’auteur fournit un véritable manuel de survie, exaltant et radical. L’âme barbare au secours du civilisé. L’appel de la forêt, le sentier de la guerre, la fin de la domestication, la fierté retrouvée. Pour nous délivrer de la secte des enragés, il faut devenir de véritables hérétiques. 

"Guerre" est un projet de  puissance avec un seul mot d’ordre : "Sois un attentat vivant contre la médiocrité". Un entretien qui redonne le moral.

Zoom - Jean-Yves Leandri : Colonisation française : les bienfaits interdits d’histoire ?

Publiée le 21/09/2026

Et si la colonisation française ne se résumait pas au seul récit conformiste et autorisé de la domination, de la violence et de l’exploitation ? Et si elle avait aussi laissé des routes, des écoles, des hôpitaux, des infrastructures, mais surtout des rencontres et des fidélités que notre époque peine à regarder ? C’est cette mémoire oubliée que Jean-Yves Leandri veut faire revivre dans un livre attachant et émouvant "Lorsque la France était là-bas".

Né en Algérie et élevé entre l’Afrique et Madagascar, il raconte ce qu’il a vu et vécu, loin des procès rétrospectifs et des discours officiels. Son livre ne cache pas les injustices et les difficultés inhérentes au système colonial : il conteste en revanche l’idée qu’elles suffiraient à en raconter toute l’histoires de la présence française en Afrique. En 2026, cette question reste explosive, particulièrement lorsqu’il s’agit de l’Algérie.

Plus de soixante ans après l’indépendance, la mémoire coloniale continue en effet de peser lourdement sur les relations entre Paris et Alger. Faut-il encore demander pardon, ou retrouver une histoire capable d'assumer toutes ses contradictions et de faire la liste des apports économiques, sociaux et culturels de la France dans cette partie du monde ?

La force de Jean-Yves Léandri est d’ouvrir avec délicatesse et modération un dossier que la France n’a jamais vraiment refermé.