Zooms
Zoom - Louis-Henri de La Rochefoucauld : Dans les arrière-cuisines de la presse et de l’édition
Encore auréolé du prestigieux Prix des Deux Magots pour son livre "Château de sable", Louis-Henri de La Rochefoucauld revient avec son dixième roman : "Les petits farceurs". Un roman salué par la presse qu’il ne manque pourtant pas d’étriller, grâce aux personnages du livre, dans un tableau très actuel des mœurs des médias et de l’édition : "Toute cette mascarade de sacripants et de sigisbées, de saligauds et de sagouins, mais c’était magnifique ! Toute cette bande de satrapes, de maquignons et de loubards m’incitaient à courir m’enfermer chez moi pour écrire ce que j’ai vu !". C’est ce que Louis-Henri de La Rochefoucauld fait avec talent en narrant l’histoire de Paul et Henri : lorsque Paul le provincial rencontre Henri Le Parisien, c’est l’amitié immédiate. Ils sont étudiants et s’imaginent des destins flamboyants. Devenu journaliste dilettante, Henri découvre les arrière-cuisines de la presse et de l’édition. Paul publie un roman ambitieux que personne ne lit. Malgré cet échec, un éditeur rompu à tous les coups lui propose d’écrire dans l’ombre les livre à succès des autres. Mais peut-on prêter sa plume sans vendre son âme ? Dans un Paris dont la cruauté pousse à la mélancolie et ou détachement, même l’amitié est mise à l’épreuve ; tout autant que l’amour, dernier carrefour des illusions. Paul et Henri s’étaient rêvés grands écrivains, ils ne seront jamais que des petits farceurs…
Zoom - Jean-Yves Leandri : Colonisation française : les bienfaits interdits d’histoire ?
Et si la colonisation française ne se résumait pas au seul récit conformiste et autorisé de la domination, de la violence et de l’exploitation ? Et si elle avait aussi laissé des routes, des écoles, des hôpitaux, des infrastructures, mais surtout des rencontres et des fidélités que notre époque peine à regarder ? C’est cette mémoire oubliée que Jean-Yves Leandri veut faire revivre dans un livre attachant et émouvant "Lorsque la France était là-bas".
Né en Algérie et élevé entre l’Afrique et Madagascar, il raconte ce qu’il a vu et vécu, loin des procès rétrospectifs et des discours officiels. Son livre ne cache pas les injustices et les difficultés inhérentes au système colonial : il conteste en revanche l’idée qu’elles suffiraient à en raconter toute l’histoires de la présence française en Afrique. En 2026, cette question reste explosive, particulièrement lorsqu’il s’agit de l’Algérie.
Plus de soixante ans après l’indépendance, la mémoire coloniale continue en effet de peser lourdement sur les relations entre Paris et Alger. Faut-il encore demander pardon, ou retrouver une histoire capable d'assumer toutes ses contradictions et de faire la liste des apports économiques, sociaux et culturels de la France dans cette partie du monde ?
La force de Jean-Yves Léandri est d’ouvrir avec délicatesse et modération un dossier que la France n’a jamais vraiment refermé.
Connexion
Afin d'utiliser cette fonctionnalité, vous devez vous connecter :