Zooms
Zoom - Luc Fontaine : Un juge au cœur des narco-cités et des zones de non-France !
Luc Fontaine était, jusqu’à l’été dernier, le premier président de chambre de la Cour d’appel d’Aix-en-Provence. Ce magistrat français a été reconnu pour sa grande expérience et sa rigueur. Il a, par exemple, instruit l’affaire de l’Ordre du Temple solaire. Depuis plusieurs années, il s’est spécialisé dans la lutte contre la criminalité organisée et en particulier le trafic de stupéfiants, notamment sur les dossiers marseillais. Il est évident que son expertise est essentielle pour comprendre les raisons et les besoins pour combattre dans des "narco-cités" au cœur de zones de non-France.
Pour TVL, l’ancien juge Fontaine évoque les opérations "place nette XXL", le renforcement des partenariats internationaux pour contrer les réseaux criminels, la sanction des trafiquants, des dealers mais aussi des consommateurs de drogue, l’institution de peines planchers pour les récidivistes et la reconduite à la frontière pour les étrangers condamnés pour infraction à la législation sur les stupéfiants. Luc Fontaine exige aussi une remise à plat du régime de l’exécution des peines.
Un entretien passionnant au cœur des narco-cités. Et une réponse à la question : Peut-on gagner cette guerre ?
Zoom - Jean-Yves Leandri : Colonisation française : les bienfaits interdits d’histoire ?
Et si la colonisation française ne se résumait pas au seul récit conformiste et autorisé de la domination, de la violence et de l’exploitation ? Et si elle avait aussi laissé des routes, des écoles, des hôpitaux, des infrastructures, mais surtout des rencontres et des fidélités que notre époque peine à regarder ? C’est cette mémoire oubliée que Jean-Yves Leandri veut faire revivre dans un livre attachant et émouvant "Lorsque la France était là-bas".
Né en Algérie et élevé entre l’Afrique et Madagascar, il raconte ce qu’il a vu et vécu, loin des procès rétrospectifs et des discours officiels. Son livre ne cache pas les injustices et les difficultés inhérentes au système colonial : il conteste en revanche l’idée qu’elles suffiraient à en raconter toute l’histoires de la présence française en Afrique. En 2026, cette question reste explosive, particulièrement lorsqu’il s’agit de l’Algérie.
Plus de soixante ans après l’indépendance, la mémoire coloniale continue en effet de peser lourdement sur les relations entre Paris et Alger. Faut-il encore demander pardon, ou retrouver une histoire capable d'assumer toutes ses contradictions et de faire la liste des apports économiques, sociaux et culturels de la France dans cette partie du monde ?
La force de Jean-Yves Léandri est d’ouvrir avec délicatesse et modération un dossier que la France n’a jamais vraiment refermé.
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