Zooms
Zoom - Maryvonne Bréant et Bertrand Salquain : Mort pour la France, renié par l'Etat
Maryvonne Bréant est la veuve inconsolable d’un pilote militaire français disparu au Proche-Orient en 1969. Pendant 55 ans, l’Etat français a refusé d’ouvrir les archives et de dire que son mari était mort pour la France. Ce n’est qu’en février 2024, grâce à la justice helvétique, que Maryvonne Bréant et son avocat ont récupéré plus de 400 documents confidentiels, des télégrammes entre la France, la Suisse, le Maroc, l’Égypte, Israël, la Syrie… "Secret défense - Mon mari a disparu : 50 ans de combat pour briser le silence" raconte un combat pour connaître la vérité. Un récit sur du vent propulsé par les plus hautes sphères de l’Etat. Son témoignage est également une plongée dans l’univers des réseaux d’espionnage de la Vème République et de ses missions secrètes qui lâchent ses soldats quand leur mission se passe mal.
Zoom - Jean-Yves Leandri : Colonisation française : les bienfaits interdits d’histoire ?
Et si la colonisation française ne se résumait pas au seul récit conformiste et autorisé de la domination, de la violence et de l’exploitation ? Et si elle avait aussi laissé des routes, des écoles, des hôpitaux, des infrastructures, mais surtout des rencontres et des fidélités que notre époque peine à regarder ? C’est cette mémoire oubliée que Jean-Yves Leandri veut faire revivre dans un livre attachant et émouvant "Lorsque la France était là-bas".
Né en Algérie et élevé entre l’Afrique et Madagascar, il raconte ce qu’il a vu et vécu, loin des procès rétrospectifs et des discours officiels. Son livre ne cache pas les injustices et les difficultés inhérentes au système colonial : il conteste en revanche l’idée qu’elles suffiraient à en raconter toute l’histoires de la présence française en Afrique. En 2026, cette question reste explosive, particulièrement lorsqu’il s’agit de l’Algérie.
Plus de soixante ans après l’indépendance, la mémoire coloniale continue en effet de peser lourdement sur les relations entre Paris et Alger. Faut-il encore demander pardon, ou retrouver une histoire capable d'assumer toutes ses contradictions et de faire la liste des apports économiques, sociaux et culturels de la France dans cette partie du monde ?
La force de Jean-Yves Léandri est d’ouvrir avec délicatesse et modération un dossier que la France n’a jamais vraiment refermé.
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