Zooms

Zoom - Michèle Barbier : Jacques Chevallier, le dernier maire français d’Alger

Publiée le 10/08/2022

Pendant la guerre d’Algérie, il y a eu les défenseurs de l’Algérie Française et les partisans de l’indépendance et de la violence FLN. Des personnalités ont emprunté les chemins de traverse tel Jacques Chevallier, le dernier maire français d’Alger. Comédienne et chanteuse, ancienne secrétaire de Josephine Baker et créatrice du Gala de la presse, Michèle Barbier a consacré une importante biographie de Chevallier. Dans cet ouvrage, elle fait le pari d’une lecture apaisée des événements d’Algérie et dresse le portrait d’un homme politique décrié, ambigu et paradoxal. De son engagement parmi les Croix de Feu au poste de ministre de Mendès-France, Jacques Chevallier a tenté constamment de ne pas se résigner à voir l’Algérie, ce grand pays, se briser en deux et partir à la dérive…En vain !

Zoom - Jean-Yves Leandri : Colonisation française : les bienfaits interdits d’histoire ?

Publiée le 21/09/2026

Et si la colonisation française ne se résumait pas au seul récit conformiste et autorisé de la domination, de la violence et de l’exploitation ? Et si elle avait aussi laissé des routes, des écoles, des hôpitaux, des infrastructures, mais surtout des rencontres et des fidélités que notre époque peine à regarder ? C’est cette mémoire oubliée que Jean-Yves Leandri veut faire revivre dans un livre attachant et émouvant "Lorsque la France était là-bas".

Né en Algérie et élevé entre l’Afrique et Madagascar, il raconte ce qu’il a vu et vécu, loin des procès rétrospectifs et des discours officiels. Son livre ne cache pas les injustices et les difficultés inhérentes au système colonial : il conteste en revanche l’idée qu’elles suffiraient à en raconter toute l’histoires de la présence française en Afrique. En 2026, cette question reste explosive, particulièrement lorsqu’il s’agit de l’Algérie.

Plus de soixante ans après l’indépendance, la mémoire coloniale continue en effet de peser lourdement sur les relations entre Paris et Alger. Faut-il encore demander pardon, ou retrouver une histoire capable d'assumer toutes ses contradictions et de faire la liste des apports économiques, sociaux et culturels de la France dans cette partie du monde ?

La force de Jean-Yves Léandri est d’ouvrir avec délicatesse et modération un dossier que la France n’a jamais vraiment refermé.