Zooms
Zoom - Nikola Mirkovic : J’observe la désunion des atlantistes !
Nikola Mirkovic est le président de l’association Ouest-Est. Il est l’auteur de "Chaos ukrainien, comment en est-on arrivé là ?" et d’un magistral "L’Amérique Empire" dont parait une édition mise à jour et augmentée. Dans cet ouvrage, Nikola Mirkovic explique que l’Amérique est un empire qui ne dit pas son nom. De leur conquête sur les Indiens aux offensives militaires à travers le monde, les Américains ont constamment été en guerre, non pour créer des colonies comme un empire classique, mais pour étendre leur puissance politique et diffuser l’American Way of Life.
Il y a un an, dans une émission sur TVL regardée par plus d’un million de personnes, Nikola Mirkovic évoquait des Etats-Unis qui entrainaient les pays européens dans le piège de Thucydide. Douze mois plus tard, est-ce encore le cas ? Est-ce que cette puissance dominante entre indirectement en guerre avec une puissance émergente en raison de la peur suscitée par sa montée en puissance ? Réponse dans cet entretien qui aborde, avec sérieux et précision, les risques de guerre en Europe mais aussi Trump, Biden et les primaires républicaines et démocrates américaines.
Zoom - Vincent Coussedière : La France s’enfonce faute d’incarnation
Agrégé de philosophie et enseignant, Vincent Coussedière a longtemps observé la vie politique avant de franchir le pas de l’engagement électoral lors des législatives de 2024. De cette traversée du réel naît un livre très personnel intitulé "Marine Le Pen comme je l’imaginais", essai dans lequel l’auteur confronte ses attentes intellectuelles aux contraintes du champ politique. À travers une formule récurrente, presque obsessionnelle, il interroge ce qu’il aurait voulu que Marine Le Pen soit : une figure d’incarnation capable de rompre avec la gestion, la prudence et la normalisation. Le livre défend une thèse centrale : la politique n’est pas d’abord affaire de programme, mais d’incarnation. Vincent Coussedière critique ainsi la stratégie de normalisation, perçue moins comme une tactique électorale que comme un renoncement symbolique. Mais cette critique soulève une question troublante : la désillusion de l’auteur relève-t-elle d’un diagnostic lucide sur l’époque ou d’un dépit face à une figure politique trop idéalisée ? Car en creux, le livre reconnaît aussi que Marine Le Pen a su durer, rassembler et imposer son camp comme une force centrale de la vie politique française — ce qui, en soi, constitue déjà une forme d’incarnation dans un temps où le politique s’est largement vidé de sa substance.
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