Zooms

Zoom - Patrick Robert : Photographe au cœur des conflits du monde actuel

Publiée le 15/11/2023

Les reporters photographes font encore rêver. Aventuriers, baroudeurs, artistes, ils ont leurs grandes figures et parmi celles-ci, on trouve le nom de Patrick Robert. Ce photographe de guerre a couvert la plupart des conflits de ces 40 dernières années. Il a travaillé pour les plus grands journaux de Time à Paris Match en passant par Newsweek, Le Figaro Magazine, le Point etc. Il a reçu une douzaine de prix internationaux et vient de publier le récit haletant de sa vie de grand reporter dans un livre-choc intitulé : "Chaque heure compte, la dernière tue".
Dans l’ouvrage, il y a la date charnière de 2003. Cette année-là, Patrick Robert est au Libéria pour suivre des combats près de Monrovia. Lors d’échanges de tirs, il est grièvement blessé par balles. A la suite de ce reportage réalisé pour Time Magazine et où il a failli perdre la vie, le journaliste va se plonger dans une introspection sur les dangers et l’utilité de ce métier. Un métier qu’il reprend et qui lui permet d’avoir suivi, en plusieurs décennies, les grands conflits du monde actuel : Iran, Irak, Afghanistan, Libye, Corée du Sud, Tchad, Algérie, Israël et la Palestine… Patrick Robert les explique de manière pédagogique et offre des éléments de réflexion pour tous les passionnés de géopolitique.
En complément de cet entretien exclusif, chacun pourra découvrir les remarquables photos du journaliste sur le site patrick-robert.com.

Zoom - Vincent Coussedière : La France s’enfonce faute d’incarnation

Publiée le 05/02/2026

Agrégé de philosophie et enseignant, Vincent Coussedière a longtemps observé la vie politique avant de franchir le pas de l’engagement électoral lors des législatives de 2024. De cette traversée du réel naît un livre très personnel intitulé "Marine Le Pen comme je l’imaginais", essai dans lequel l’auteur confronte ses attentes intellectuelles aux contraintes du champ politique. À travers une formule récurrente, presque obsessionnelle, il interroge ce qu’il aurait voulu que Marine Le Pen soit : une figure d’incarnation capable de rompre avec la gestion, la prudence et la normalisation. Le livre défend une thèse centrale : la politique n’est pas d’abord affaire de programme, mais d’incarnation. Vincent Coussedière critique ainsi la stratégie de normalisation, perçue moins comme une tactique électorale que comme un renoncement symbolique. Mais cette critique soulève une question troublante : la désillusion de l’auteur relève-t-elle d’un diagnostic lucide sur l’époque ou d’un dépit face à une figure politique trop idéalisée ? Car en creux, le livre reconnaît aussi que Marine Le Pen a su durer, rassembler et imposer son camp comme une force centrale de la vie politique française — ce qui, en soi, constitue déjà une forme d’incarnation dans un temps où le politique s’est largement vidé de sa substance.