Zooms

Zoom - Philippe Conrad : Quelle Europe pour nos enfants ?

Publiée le 26/03/2024

Philippe Conrad est historien. Ancien rédacteur en chef de La Nouvelle Revue d'Histoire, il est le cofondateur et président de l'Institut Iliade. Dans cet entretien pour TVLibertés, il revient sur le 11ème colloque de l'Institut, organisé le samedi 6 avril à Paris (Maison de la Chimie). Un événement où il sera question d'Europe, entre passé, présent et avenir. A retrouver dès 9h30 : conférences, stands, dédicaces d'auteurs, exposition d'art, buvette et garderie pour les plus jeunes. Parmi les intervenants : Jean-Yves Le Gallou, Bernard Lugan, Pierre Gentillet ou encore Thibaud Gibelin.

 

Informations complémentaires et inscriptions :

https://colloque.institut-iliade.com/meeting/de-lheritage-a-lengagement-leurope-de-nos-enfants

Zoom - Vincent Coussedière : La France s’enfonce faute d’incarnation

Publiée le 05/02/2026

Agrégé de philosophie et enseignant, Vincent Coussedière a longtemps observé la vie politique avant de franchir le pas de l’engagement électoral lors des législatives de 2024. De cette traversée du réel naît un livre très personnel intitulé "Marine Le Pen comme je l’imaginais", essai dans lequel l’auteur confronte ses attentes intellectuelles aux contraintes du champ politique. À travers une formule récurrente, presque obsessionnelle, il interroge ce qu’il aurait voulu que Marine Le Pen soit : une figure d’incarnation capable de rompre avec la gestion, la prudence et la normalisation. Le livre défend une thèse centrale : la politique n’est pas d’abord affaire de programme, mais d’incarnation. Vincent Coussedière critique ainsi la stratégie de normalisation, perçue moins comme une tactique électorale que comme un renoncement symbolique. Mais cette critique soulève une question troublante : la désillusion de l’auteur relève-t-elle d’un diagnostic lucide sur l’époque ou d’un dépit face à une figure politique trop idéalisée ? Car en creux, le livre reconnaît aussi que Marine Le Pen a su durer, rassembler et imposer son camp comme une force centrale de la vie politique française — ce qui, en soi, constitue déjà une forme d’incarnation dans un temps où le politique s’est largement vidé de sa substance.