Zooms

Zoom - Pierre Le Vigan : E. Macron est-il machiavélique ?

Publiée le 08/06/2023

Dans son ouvrage "La planète des philosophes" (tome2), Pierre Le Vigan s'attache à montrer ce qui fait système dans les œuvres examinées. Il les resitue dans leur contexte et montre que la philosophie fait partie de la bataille des idées. Il montre comment ses formes ne cessent de se renouveler. Il indique aussi ses propres positions philosophiques, entre Schelling et La Mettrie. Au programme dans cette entretien : Paul Ricoeur, le philosophe préféré d'Emmanuel Macron ; Nicolas Machiavel, le théoricien de la guerre ; Freud, le père de la psychanalyse ; Søren Kierkegaard, théologien danois existentialiste ; Schopenhauer qui invite à nous libérer du désir ; Marx, le théoricien de la lutte des classes...  

Zoom - Vincent Coussedière : La France s’enfonce faute d’incarnation

Publiée le 05/02/2026

Agrégé de philosophie et enseignant, Vincent Coussedière a longtemps observé la vie politique avant de franchir le pas de l’engagement électoral lors des législatives de 2024. De cette traversée du réel naît un livre très personnel intitulé "Marine Le Pen comme je l’imaginais", essai dans lequel l’auteur confronte ses attentes intellectuelles aux contraintes du champ politique. À travers une formule récurrente, presque obsessionnelle, il interroge ce qu’il aurait voulu que Marine Le Pen soit : une figure d’incarnation capable de rompre avec la gestion, la prudence et la normalisation. Le livre défend une thèse centrale : la politique n’est pas d’abord affaire de programme, mais d’incarnation. Vincent Coussedière critique ainsi la stratégie de normalisation, perçue moins comme une tactique électorale que comme un renoncement symbolique. Mais cette critique soulève une question troublante : la désillusion de l’auteur relève-t-elle d’un diagnostic lucide sur l’époque ou d’un dépit face à une figure politique trop idéalisée ? Car en creux, le livre reconnaît aussi que Marine Le Pen a su durer, rassembler et imposer son camp comme une force centrale de la vie politique française — ce qui, en soi, constitue déjà une forme d’incarnation dans un temps où le politique s’est largement vidé de sa substance.