Zooms

Zoom - Rodolphe Cart : Tenants de la civilisation ou de la nation : l’affrontement ?

Publiée le 05/01/2024

Jeune journaliste à Eléments et contributeur à Front Populaire, Rodolphe Cart publie un ouvrage d’actualité : "Feu sur la droite nationale, réponse aux identitaires". Argumenté et parfois provocateur, l’auteur ne cache pas qu’il est souverainiste. Et il ajoute que ce n’est pas l’identitarisme qui viendra à bout de cette maladie… Pour Rodolphe Cart, l’identitaire croit au sang que l’on reçoit et le souverainiste au sang que l’on verse. L’un honore l’Europe, l’autre chérit la France. Deux points de vue s’affrontent : la civilisation ou la nation. Le débat est ouvert. Et Rodolphe Cart répond aux questions sans concession de TVL en apportant des éléments de réflexion importants.

Zoom - Vincent Coussedière : La France s’enfonce faute d’incarnation

Publiée le 05/02/2026

Agrégé de philosophie et enseignant, Vincent Coussedière a longtemps observé la vie politique avant de franchir le pas de l’engagement électoral lors des législatives de 2024. De cette traversée du réel naît un livre très personnel intitulé "Marine Le Pen comme je l’imaginais", essai dans lequel l’auteur confronte ses attentes intellectuelles aux contraintes du champ politique. À travers une formule récurrente, presque obsessionnelle, il interroge ce qu’il aurait voulu que Marine Le Pen soit : une figure d’incarnation capable de rompre avec la gestion, la prudence et la normalisation. Le livre défend une thèse centrale : la politique n’est pas d’abord affaire de programme, mais d’incarnation. Vincent Coussedière critique ainsi la stratégie de normalisation, perçue moins comme une tactique électorale que comme un renoncement symbolique. Mais cette critique soulève une question troublante : la désillusion de l’auteur relève-t-elle d’un diagnostic lucide sur l’époque ou d’un dépit face à une figure politique trop idéalisée ? Car en creux, le livre reconnaît aussi que Marine Le Pen a su durer, rassembler et imposer son camp comme une force centrale de la vie politique française — ce qui, en soi, constitue déjà une forme d’incarnation dans un temps où le politique s’est largement vidé de sa substance.