Zooms

Zoom - Roland Hureaux : Macron, le meilleur ami de Davos

Publiée le 17/03/2022
Emmanuel Macron a-t-il échoué dans la mission qui lui a été confiée ? Tout dépend si l'on se place du côté du peuple ou du côté des élites mondialisées qui l'ont mis en place. Car depuis 2012, lorsqu'il est arrivé à l'Elysée comme conseiller spécial du président Hollande, Emmanuel Macron n'aura eu de cesse de servir les intérêts des "gnomes de Davos", comme les appelle Roland Hureaux. Dans son dernier ouvrage "L'homme qui n'aimait pas la France", cet ancien élève de l'Ecole Normale Supérieure et de l'ENA souhaite rappeler aux Français tout le mal qu'Emmanuel Macron a fait à leur pays : dépossession industrielle, explosion de la dette publique, ouverture à l'immigration, déliquescence de l'ordre public, effacement diplomatique, matraquage fiscal des classes moyennes, recul considérable des libertés fondamentales... Ce n'est pas de la maladresse, mais une attitude parfaitement posée exprès. Pourquoi ?

Zoom - Jean-Yves Leandri : Colonisation française : les bienfaits interdits d’histoire ?

Publiée le 21/09/2026

Et si la colonisation française ne se résumait pas au seul récit conformiste et autorisé de la domination, de la violence et de l’exploitation ? Et si elle avait aussi laissé des routes, des écoles, des hôpitaux, des infrastructures, mais surtout des rencontres et des fidélités que notre époque peine à regarder ? C’est cette mémoire oubliée que Jean-Yves Leandri veut faire revivre dans un livre attachant et émouvant "Lorsque la France était là-bas".

Né en Algérie et élevé entre l’Afrique et Madagascar, il raconte ce qu’il a vu et vécu, loin des procès rétrospectifs et des discours officiels. Son livre ne cache pas les injustices et les difficultés inhérentes au système colonial : il conteste en revanche l’idée qu’elles suffiraient à en raconter toute l’histoires de la présence française en Afrique. En 2026, cette question reste explosive, particulièrement lorsqu’il s’agit de l’Algérie.

Plus de soixante ans après l’indépendance, la mémoire coloniale continue en effet de peser lourdement sur les relations entre Paris et Alger. Faut-il encore demander pardon, ou retrouver une histoire capable d'assumer toutes ses contradictions et de faire la liste des apports économiques, sociaux et culturels de la France dans cette partie du monde ?

La force de Jean-Yves Léandri est d’ouvrir avec délicatesse et modération un dossier que la France n’a jamais vraiment refermé.