Zooms
Zoom - Slobodan Kostadinovic : La Serbie est sous occupation des Etats-Unis
La Serbie est victime d'une guerre de faible intensité. La raison, selon Slobodan Kostadinovic, la soumission de ses autorités politiques à Washington. L'invité du Zoom du jour, qui a traduit l'ouvrage de Miloslav Samardjic "Tragiques Pâques 1944 - Pourquoi Belgrade a vu tomber plus de bombes alliées que nazies", explique pourquoi depuis 20 ans, aucun gouvernement ne peut se former en Serbie sans l'approbation de l'ambassade des Etats-Unis à Belgrade. Selon lui, "aucun politique ne peut être élu s'il ose parler de souveraineté" : la volonté d'intégrer l'Union européenne et l'OTAN est un prérequis. A l'image du chef de l'Etat, Alexandar Vučić, que Slobodan Kostadinovic qualifie de Macron local... Notre invité évoque aussi le risque de nettoyage ethnique de Serbes par les forces spéciales de la police des Albanais du Kosovo, les affrontements armés entre migrants au nord du pays, à la frontières avec la Hongrie et la possibilité de voir la Serbie se transformer en front chaud.
Zoom - Jean-Yves Leandri : Colonisation française : les bienfaits interdits d’histoire ?
Et si la colonisation française ne se résumait pas au seul récit conformiste et autorisé de la domination, de la violence et de l’exploitation ? Et si elle avait aussi laissé des routes, des écoles, des hôpitaux, des infrastructures, mais surtout des rencontres et des fidélités que notre époque peine à regarder ? C’est cette mémoire oubliée que Jean-Yves Leandri veut faire revivre dans un livre attachant et émouvant "Lorsque la France était là-bas".
Né en Algérie et élevé entre l’Afrique et Madagascar, il raconte ce qu’il a vu et vécu, loin des procès rétrospectifs et des discours officiels. Son livre ne cache pas les injustices et les difficultés inhérentes au système colonial : il conteste en revanche l’idée qu’elles suffiraient à en raconter toute l’histoires de la présence française en Afrique. En 2026, cette question reste explosive, particulièrement lorsqu’il s’agit de l’Algérie.
Plus de soixante ans après l’indépendance, la mémoire coloniale continue en effet de peser lourdement sur les relations entre Paris et Alger. Faut-il encore demander pardon, ou retrouver une histoire capable d'assumer toutes ses contradictions et de faire la liste des apports économiques, sociaux et culturels de la France dans cette partie du monde ?
La force de Jean-Yves Léandri est d’ouvrir avec délicatesse et modération un dossier que la France n’a jamais vraiment refermé.
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