Zooms
Zoom - Yann Caspar : Aux sources de la propagande contemporaine
La vie d’Edward Bernays, ainsi que son œuvre, sont incontournables pour comprendre les mécanismes de la propagande contemporaine. Et c’est donc faire acte utile que de parcourir sa vie comme le fait le journaliste franco-hongrois Yann Caspar dans "L’homme qui murmurait à l’oreille des foules".
Bernays, le père de la propagande moderne, aura passé sa vie à manipuler l’opinion publique. Et avec quel succès ! Doublement neveu de Freud, il appliqua aux relations publiques les intuitions de son oncle en matière de psychologie, et reste celui qui aura convaincu les femmes américaines de se mettre à fumer !
Un redoutable charmeur de serpents, en somme, capable d’envouter les populations. Et le talent est héréditaire puisque son petit neveu n’est autre que le premier PDG de Netflix, plateforme de propagande voire d'endoctrinement.
Partez à la découverte de Bernays, progressiste cynique dont se sont inspirés et s’inspirent encore bien des sectaires et des totalitaires.
Zoom - Jean-Yves Leandri : Colonisation française : les bienfaits interdits d’histoire ?
Et si la colonisation française ne se résumait pas au seul récit conformiste et autorisé de la domination, de la violence et de l’exploitation ? Et si elle avait aussi laissé des routes, des écoles, des hôpitaux, des infrastructures, mais surtout des rencontres et des fidélités que notre époque peine à regarder ? C’est cette mémoire oubliée que Jean-Yves Leandri veut faire revivre dans un livre attachant et émouvant "Lorsque la France était là-bas".
Né en Algérie et élevé entre l’Afrique et Madagascar, il raconte ce qu’il a vu et vécu, loin des procès rétrospectifs et des discours officiels. Son livre ne cache pas les injustices et les difficultés inhérentes au système colonial : il conteste en revanche l’idée qu’elles suffiraient à en raconter toute l’histoires de la présence française en Afrique. En 2026, cette question reste explosive, particulièrement lorsqu’il s’agit de l’Algérie.
Plus de soixante ans après l’indépendance, la mémoire coloniale continue en effet de peser lourdement sur les relations entre Paris et Alger. Faut-il encore demander pardon, ou retrouver une histoire capable d'assumer toutes ses contradictions et de faire la liste des apports économiques, sociaux et culturels de la France dans cette partie du monde ?
La force de Jean-Yves Léandri est d’ouvrir avec délicatesse et modération un dossier que la France n’a jamais vraiment refermé.
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