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Géorgie : une expérience de pédagogie illibérale, ou comment rompre avec la modernité libérale – immersion dans l’école Iakob Gogebashvili

Publiée le 04/01/2019
Alors que la Géorgie, ancienne république soviétique du Caucase, s’est rapprochée du monde occidental et du modèle libéral, elle reste une société encore assez traditionnelle, en particulier en dehors de sa capitale Tbilissi. Parmi les ilots rayonnants en dehors du modèle libéral figure une expérience de pédagogie originale : l’école Iakob Gogebashvili située à une vingtaine de kilomètres de la capitale géorgienne, dans la commune de Kiketi. Cette école a été fondée et financée par l’homme d’affaires et philanthrope géorgien Levan Vasadze, qui avait donné un entretien à TV Libertés en 2017, dans lequel il expliquait son point de vue sur la nécessaire désurbanisation de l’humanité. Elle présente l’originalité de déployer son enseignement sous quatre aspects : - les enseignements strictement scolaires, sous la supervision du Ministère géorgien de l’éducation et des sciences - les activités sportives - les « talents de vie », qui comprennent des travaux manuels (notamment des activités de cuisine concrètes, puisque les écoliers cuisinent eux-mêmes la nourriture qu’ils mangent à la cantine) - l’enseignement religieux, dans la tradition chrétienne orthodoxe géorgienne L’école Iakob Gogebashvili figure parmi les meilleures du pays, et constitue un modèle de pédagogie alternative qui a fait des émules en Géorgie. Une source d’inspiration potentielle pour tous ceux qui sont en recherche de pédagogies alternatives. Un document de notre envoyé spécial Raoul Weiss.

Zoom - Jean-François Vivier - Sedan 1870 : la chute de Napoléon III en image

Publiée le 03/11/2026

Alors que le Second Empire semble solidement installé depuis près de vingt ans, qu’un plébiscite vient de conforter Napoléon III et que des réformes sont en cours, un dangereux engrenage pousse la France dans la guerre contre les Etats allemands. Pourtant, l’empereur est malade, l’armée impériale mal préparée, et les va-t-en-guerre se trompent lourdement.
Le 1er septembre 1870, à Sedan, tout bascule. Dans "Sedan – 1870", septième album de la collection « Les grandes batailles de l’Histoire de France », le scénariste Jean-François Vivier et le dessinateur Emmanuel Cerisier racontent avec précision et souffle cette débâcle décisive qui met fin à l’Empire et ouvre la voie à la IIIe République. Jean-François Vivier évoque cette période charnière souvent mal connue : du travail de documentation, des choix narratifs (notamment le point de vue de Napoléon III) et de la manière de raconter l’Histoire en bande dessinée.