Les Conversations
Les Conversations de Paul-Marie Coûteaux n°66 - Hommage à Eric Denécé, orfèvre du renseignement français (Exclusivité TVL)
Eric Denécé, président du prestigieux CF2R (Centre français de Recherche sur le Renseignement), est mort le 12 juin dernier dans des conditions mal élucidées. Beaucoup d’observateurs et de connaisseurs du renseignement rapprochent le sort de cet ancien officier du renseignement de celle de trois agents de la DGSI disparus dans les cinq derniers mois. Cet homme d’une grande élégance, grand travailleur servi par une érudition et une ténacité sans pareilles, obstinément voué à la connaissance de la vérité, destructeur des mensonges et des propagandes qui formatent l’esprit public sur les grandes affaires qui secouent le monde depuis trente ans, au Proche-Orient, en Afrique, en Ukraine, mais aussi dans l’univers protégé des industries de pointe français (affaire Alstom), avait une connaissance prodigieuse des principaux dossiers internationaux du moment. Il en faisait profiter de grandes entreprises françaises, mais aussi des organes de réinformation, tels que TVL, le Nouveau Conservateur et quelques autres. Voici quelques mois, j’ai enregistré avec lui une première Conversation permettant de mieux connaître ce personnage de l’ombre, discret mais efficace : voici cette conversation, accordée en exclusivité pour TVL, qui devait être suivie d’une autre, dont l’enregistrement était fixé à la fin du mois de juin, et qui n’aura jamais lieu. Le premier qui dit la vérité…
Les Conversations de Paul-Marie Coûteaux - Jacques Cheminade sans filtre (2ème partie)
Voici bien l’un de mes invités les plus appréciables en même temp que celui dont je me sente le plus éloigné - intellectuellement s'entend. Certaines de ses phrases comme "je n’ai de maison nulle part" (phrase extraite de notre premier entretien), sa foi dans le caractère illimité de la raison humaine, donc du Progrès, sa persistante croyance en la possibilité d’une bonne Amérique (ou plutôt des Etats-Unis des premiers âges qui se voulaient débarrassés de l’Imperium britannique), son goût pour l’exploration spatiale, au-delà de Mars, en utilisant la Lune qu’il serait selon lui "très facile" d’utiliser comme "station-relai", sont radicalement contraires au sens des limites qui caractérise l’esprit conservateur. Et pourtant, je suis allé le voir jadis, un beau jour de 1996, au siège de son parti "Solidarité et Progrès", début d’une conversation à épisodes qui n’a jamais pris fin, et que j’ai poursuivi par de roboratives lectures. En fait, l’insatiable curiosité de cet énarque qui croit en l’Etat et refuse, contrairement à la plupart de ses coreligionnaires, que le pouvoir soit définitivement passé entre les mains de grands financiers que, du coup, presque tous les autres s’empressent de servir, son abnégation morale, qui va jusqu’au sacrifice du confort matériel, ses magnifiques intuitions sur l’utilisation délibérée, par l’administration états-unienne de la drogue pour contrôler une jeunesse qui ne s’accommoderait sans doute pas, sans elle, de la guerre permanente que Washington mène à tous les peuples du monde, ou sur les aberrations du système financier international, sont passionnantes à suivre - d’autant que cet infatigable travailleur, cet esprit extraordinairement curieux qui étend son regard des âges paléolithiques jusqu’aux aventures les plus futuristes qu’il imagine pour l'humanité, ce grand intellectuel anormalement optimiste a l’une des conversations les plus riches et documentées dont notre série pouvait rêver.
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