Zooms

Zoom - Alain Avril : Le vêtement est une composante visible de l’identité

Publiée le 18/10/2023

Camaïeu, Pimkie, San marina, Gap France et beaucoup d’autres sont en difficulté financière ou tout bonnement en liquidation judiciaire. C’est pourtant à ce moment que quelques intrépides gaulois, autour d’Alain Avril, ont décidé de lancer une marque de vêtements : APER. APER, c’est le sanglier en latin, l’animal des gaulois des bandes dessinées, l’animal territorial puissant et libre. Rien de mieux que de le prendre en modèle pour former, forger le logo de la marque qui revendique son appellation : vêtement anti-woke !
A animal gaulois, exigence gauloise : les produits APER sont fabriqués principalement en France avec des tissus français. Et quand cela n’est pas techniquement possible, en Europe avec des tissus européens. Pour l’entreprise APER, cette démarche est la marque du meilleur des localismes pour adopter un comportement économique logique et responsable.
Alain Avril a d’ailleurs déposé un label "commerce identifiable" par analogie avec le commerce équitable. Le nouveau label veut imposer un minimum de critères d’identité des produits proposés. En ce qui concerne les produits, si la première saison printemps-été 2023 avait été un peu courte, la collection hiver s’est largement étoffée comme le démontre cet entretien.

En effet, Alain Avril ne manque pas de présenter tous les produits APER disponibles sur le site de vente https://aper-mode.com

Zoom - Vincent Coussedière : La France s’enfonce faute d’incarnation

Publiée le 05/02/2026

Agrégé de philosophie et enseignant, Vincent Coussedière a longtemps observé la vie politique avant de franchir le pas de l’engagement électoral lors des législatives de 2024. De cette traversée du réel naît un livre très personnel intitulé "Marine Le Pen comme je l’imaginais", essai dans lequel l’auteur confronte ses attentes intellectuelles aux contraintes du champ politique. À travers une formule récurrente, presque obsessionnelle, il interroge ce qu’il aurait voulu que Marine Le Pen soit : une figure d’incarnation capable de rompre avec la gestion, la prudence et la normalisation. Le livre défend une thèse centrale : la politique n’est pas d’abord affaire de programme, mais d’incarnation. Vincent Coussedière critique ainsi la stratégie de normalisation, perçue moins comme une tactique électorale que comme un renoncement symbolique. Mais cette critique soulève une question troublante : la désillusion de l’auteur relève-t-elle d’un diagnostic lucide sur l’époque ou d’un dépit face à une figure politique trop idéalisée ? Car en creux, le livre reconnaît aussi que Marine Le Pen a su durer, rassembler et imposer son camp comme une force centrale de la vie politique française — ce qui, en soi, constitue déjà une forme d’incarnation dans un temps où le politique s’est largement vidé de sa substance.