Zooms

Zoom - Alain Herberth - Les socialistes et Israël : un désamour historique

Publiée le 13/07/2021
Alain Herberth a publié trois portraits d'acteurs majeurs de la guerre d'Algérie : Soustelle, Lacoste et Chevallier. Dans sa démarche d'historien, l'auteur étudie du début du XIXème siècle à aujourd'hui, les rapports du socialisme avec la question juive et avec Israël. Alain Herberth démontre que les précurseurs du socialisme, censés libérer le monde de ses préjugés et de ses injustices, étaient massivement antisémites. Si le XXème siècle a détourné les socialistes de cette opinion, il n'en reste pas moins que, malgré Léon Blum et Guy Mollet, le désamour entre l'Etat d'Israël et le socialisme s'est installé durablement "au profit d'une autre passion qui considère Israël comme un intrus parmi les nations".

Zoom - Jean-Yves Leandri : Colonisation française : les bienfaits interdits d’histoire ?

Publiée le 21/09/2026

Et si la colonisation française ne se résumait pas au seul récit conformiste et autorisé de la domination, de la violence et de l’exploitation ? Et si elle avait aussi laissé des routes, des écoles, des hôpitaux, des infrastructures, mais surtout des rencontres et des fidélités que notre époque peine à regarder ? C’est cette mémoire oubliée que Jean-Yves Leandri veut faire revivre dans un livre attachant et émouvant "Lorsque la France était là-bas".

Né en Algérie et élevé entre l’Afrique et Madagascar, il raconte ce qu’il a vu et vécu, loin des procès rétrospectifs et des discours officiels. Son livre ne cache pas les injustices et les difficultés inhérentes au système colonial : il conteste en revanche l’idée qu’elles suffiraient à en raconter toute l’histoires de la présence française en Afrique. En 2026, cette question reste explosive, particulièrement lorsqu’il s’agit de l’Algérie.

Plus de soixante ans après l’indépendance, la mémoire coloniale continue en effet de peser lourdement sur les relations entre Paris et Alger. Faut-il encore demander pardon, ou retrouver une histoire capable d'assumer toutes ses contradictions et de faire la liste des apports économiques, sociaux et culturels de la France dans cette partie du monde ?

La force de Jean-Yves Léandri est d’ouvrir avec délicatesse et modération un dossier que la France n’a jamais vraiment refermé.