Zooms
Zoom - Axel Tisserand : Entre les Français et l'Etat, République ou Monarchie ?
C’est un fait : la pensée des rois et des princes de France est mal connue. Il convenait de combler un manque : à la fois insister sur l’aspect politique de la pensée des rois de France et faire connaître aux Français la remarquable continuité, la constante adaptation et l’extrême richesse de cette pensée après 1848. Qu’il s’agisse du comte de Chambord, ou des princes d’Orléans, qui ont pris sa succession en 1883 en tant que chefs de la Maison de France, pas un prince qui ne se soit penché sur l’état du pays et son avenir, notamment économique et social. Pas un prince non plus qui ne se soit interrogé sur les meilleures institutions à donner à la France pour en finir avec l’instabilité républicaine et la captation du pouvoir par une oligarchie. Il en est de même aujourd’hui, à l’heure où les conséquences mortifères du mondialisme pour la planète suscitent des inquiétudes toujours plus vives. Axel Tisserand, agrégé de lettres classiques, présente son ouvrage "La voie capétienne". Et si la monarchie royale, alliant écologie humaine et politique durable, n’était pas la voie à emprunter pour donner une chance aux Français de sortir de leurs maux ? Et si l’espérance était capétienne ?
Zoom - Jean-Yves Leandri : Colonisation française : les bienfaits interdits d’histoire ?
Et si la colonisation française ne se résumait pas au seul récit conformiste et autorisé de la domination, de la violence et de l’exploitation ? Et si elle avait aussi laissé des routes, des écoles, des hôpitaux, des infrastructures, mais surtout des rencontres et des fidélités que notre époque peine à regarder ? C’est cette mémoire oubliée que Jean-Yves Leandri veut faire revivre dans un livre attachant et émouvant "Lorsque la France était là-bas".
Né en Algérie et élevé entre l’Afrique et Madagascar, il raconte ce qu’il a vu et vécu, loin des procès rétrospectifs et des discours officiels. Son livre ne cache pas les injustices et les difficultés inhérentes au système colonial : il conteste en revanche l’idée qu’elles suffiraient à en raconter toute l’histoires de la présence française en Afrique. En 2026, cette question reste explosive, particulièrement lorsqu’il s’agit de l’Algérie.
Plus de soixante ans après l’indépendance, la mémoire coloniale continue en effet de peser lourdement sur les relations entre Paris et Alger. Faut-il encore demander pardon, ou retrouver une histoire capable d'assumer toutes ses contradictions et de faire la liste des apports économiques, sociaux et culturels de la France dans cette partie du monde ?
La force de Jean-Yves Léandri est d’ouvrir avec délicatesse et modération un dossier que la France n’a jamais vraiment refermé.
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