Zooms

Zoom - Baptiste Rappin : L’abécédaire de la déconstruction

Publiée le 29/06/2021
Jacques Derrida, Gilles Deleuze, Michel Foucault : tels sont certainement des noms qui résonnent encore à l’oreille de nos contemporains. Et il s’agit, en effet, des philosophes les plus connus d’un courant de pensée que l’on peut raisonnablement qualifier de « déconstruction ». Cependant, loin de de se limiter à l’étude de ces trois figures, Baptiste Rappin, Maître de Conférence à l’Université de Lorraine, aborde également les idées et les concepts développés par bien d’autres encore qui professent la même idéologie. Une petite troupe qui imprègne néanmoins durablement les milieux intellectuels, tant à l’université que dans la sphère politico-médiatique. Pour évoquer ce philosophique « abécédaire de la déconstruction », Baptiste Rappin est interrogé par l’écrivain et philosophe Rémi Soulié. Ce dernier anime depuis le printemps l’émission de TVLibertés « Les idées à l’endroit », magazine dans lequel il a amicalement succédé à Alain de Benoist, au printemps dernier.

Zoom - Jean-Yves Leandri : Colonisation française : les bienfaits interdits d’histoire ?

Publiée le 21/09/2026

Et si la colonisation française ne se résumait pas au seul récit conformiste et autorisé de la domination, de la violence et de l’exploitation ? Et si elle avait aussi laissé des routes, des écoles, des hôpitaux, des infrastructures, mais surtout des rencontres et des fidélités que notre époque peine à regarder ? C’est cette mémoire oubliée que Jean-Yves Leandri veut faire revivre dans un livre attachant et émouvant "Lorsque la France était là-bas".

Né en Algérie et élevé entre l’Afrique et Madagascar, il raconte ce qu’il a vu et vécu, loin des procès rétrospectifs et des discours officiels. Son livre ne cache pas les injustices et les difficultés inhérentes au système colonial : il conteste en revanche l’idée qu’elles suffiraient à en raconter toute l’histoires de la présence française en Afrique. En 2026, cette question reste explosive, particulièrement lorsqu’il s’agit de l’Algérie.

Plus de soixante ans après l’indépendance, la mémoire coloniale continue en effet de peser lourdement sur les relations entre Paris et Alger. Faut-il encore demander pardon, ou retrouver une histoire capable d'assumer toutes ses contradictions et de faire la liste des apports économiques, sociaux et culturels de la France dans cette partie du monde ?

La force de Jean-Yves Léandri est d’ouvrir avec délicatesse et modération un dossier que la France n’a jamais vraiment refermé.