Zooms
Zoom - Christine Deviers-Joncour : "Je connais les maquereaux de la République !"
Devenue célèbre en raison de son implication et de son incarcération dans le volet Elf-Roland Dumas, Christine Deviers-Joncour est l’auteur de plusieurs ouvrages à succès dont le dernier en date : "In Silico - La cité des abysses". L’intrigue du roman se déroule dans un univers de science-fiction, pourtant peu éloigné de la réalité. Le maitre incontesté de la planète Terre s’appelle Laurus Schield. Sa devise se résume à cette phrase : "N’oubliez jamais que pour conserver l’efficacité d’une prison sans murs et obtenir l’esclavage volontaire, notre système doit garder les apparences de la démocratie et, pour les esclaves, l’amour de leur servitude".
Christine Deviers-Joncour décrit ce monde abouti du "tout contrôle" qui se profile dans nos sociétés contemporaines : "Des décideurs sur cette planète sont en train d’abêtir, d’enchainer, d’exploiter les peuples". En lieu et place du "Great Reset", la grande réinitialisation, l’auteur prône le Grand Réveil des peuples. Et énonce ses combats en faveur de la liberté, de la vérité et contre les corrompus. Celle qui fut dénommée "la putain de la République" riposte en affirmant que, de son côté, elle connait "les maquereaux de la République, les corrompus !".
Zoom - Jean-Yves Leandri : Colonisation française : les bienfaits interdits d’histoire ?
Et si la colonisation française ne se résumait pas au seul récit conformiste et autorisé de la domination, de la violence et de l’exploitation ? Et si elle avait aussi laissé des routes, des écoles, des hôpitaux, des infrastructures, mais surtout des rencontres et des fidélités que notre époque peine à regarder ? C’est cette mémoire oubliée que Jean-Yves Leandri veut faire revivre dans un livre attachant et émouvant "Lorsque la France était là-bas".
Né en Algérie et élevé entre l’Afrique et Madagascar, il raconte ce qu’il a vu et vécu, loin des procès rétrospectifs et des discours officiels. Son livre ne cache pas les injustices et les difficultés inhérentes au système colonial : il conteste en revanche l’idée qu’elles suffiraient à en raconter toute l’histoires de la présence française en Afrique. En 2026, cette question reste explosive, particulièrement lorsqu’il s’agit de l’Algérie.
Plus de soixante ans après l’indépendance, la mémoire coloniale continue en effet de peser lourdement sur les relations entre Paris et Alger. Faut-il encore demander pardon, ou retrouver une histoire capable d'assumer toutes ses contradictions et de faire la liste des apports économiques, sociaux et culturels de la France dans cette partie du monde ?
La force de Jean-Yves Léandri est d’ouvrir avec délicatesse et modération un dossier que la France n’a jamais vraiment refermé.
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