Zooms
Zoom - Christine Deviers-Joncour : "Je connais les maquereaux de la République !"
Devenue célèbre en raison de son implication et de son incarcération dans le volet Elf-Roland Dumas, Christine Deviers-Joncour est l’auteur de plusieurs ouvrages à succès dont le dernier en date : "In Silico - La cité des abysses". L’intrigue du roman se déroule dans un univers de science-fiction, pourtant peu éloigné de la réalité. Le maitre incontesté de la planète Terre s’appelle Laurus Schield. Sa devise se résume à cette phrase : "N’oubliez jamais que pour conserver l’efficacité d’une prison sans murs et obtenir l’esclavage volontaire, notre système doit garder les apparences de la démocratie et, pour les esclaves, l’amour de leur servitude".
Christine Deviers-Joncour décrit ce monde abouti du "tout contrôle" qui se profile dans nos sociétés contemporaines : "Des décideurs sur cette planète sont en train d’abêtir, d’enchainer, d’exploiter les peuples". En lieu et place du "Great Reset", la grande réinitialisation, l’auteur prône le Grand Réveil des peuples. Et énonce ses combats en faveur de la liberté, de la vérité et contre les corrompus. Celle qui fut dénommée "la putain de la République" riposte en affirmant que, de son côté, elle connait "les maquereaux de la République, les corrompus !".
Zoom - Vincent Coussedière : La France s’enfonce faute d’incarnation
Agrégé de philosophie et enseignant, Vincent Coussedière a longtemps observé la vie politique avant de franchir le pas de l’engagement électoral lors des législatives de 2024. De cette traversée du réel naît un livre très personnel intitulé "Marine Le Pen comme je l’imaginais", essai dans lequel l’auteur confronte ses attentes intellectuelles aux contraintes du champ politique. À travers une formule récurrente, presque obsessionnelle, il interroge ce qu’il aurait voulu que Marine Le Pen soit : une figure d’incarnation capable de rompre avec la gestion, la prudence et la normalisation. Le livre défend une thèse centrale : la politique n’est pas d’abord affaire de programme, mais d’incarnation. Vincent Coussedière critique ainsi la stratégie de normalisation, perçue moins comme une tactique électorale que comme un renoncement symbolique. Mais cette critique soulève une question troublante : la désillusion de l’auteur relève-t-elle d’un diagnostic lucide sur l’époque ou d’un dépit face à une figure politique trop idéalisée ? Car en creux, le livre reconnaît aussi que Marine Le Pen a su durer, rassembler et imposer son camp comme une force centrale de la vie politique française — ce qui, en soi, constitue déjà une forme d’incarnation dans un temps où le politique s’est largement vidé de sa substance.
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