Zooms
Zoom - Clément Weill-Raynal : L’attentat de Copernic fut aussi une gigantesque manipulation !
Journaliste spécialiste des questions judiciaires, on lui doit notamment la révélation du fameux "mur des cons" installé dans les locaux du Syndicat de la magistrature, Clément Weill-Raynal est l’auteur de "Rue Copernic", une enquête minutieuse et passionnante sur l’attentat à Paris. Le 3 octobre 1980, une bombe de très forte puissance explose devant la synagogue de la rue Copernic, dans le XVIème arrondissement de la Capitale. Quatre personnes sont tuées, des dizaines d’autres blessées. L’événement va susciter une émotion considérable. Derrière l’horreur de l’attentat terroriste va se cacher une gigantesque désinformation et manipulation de l’opinion publique en incriminant volontairement une prétendue piste néo-nazie. A cela va s’ajouter une autre manipulation politique visant directement le pouvoir giscardien, à quelques mois de la présidentielle de 1981.
Le livre de Clément Weill-Raynal apporte aussi et surtout un éclairage effrayant sur les errements de la justice française qui va mettre 43 ans pour condamner le terroriste qui a perpétré l’attentat : Hassan Diab. Un criminel que tout accuse mais qui a pourtant en 2018, sur ordre des juges Herbaut et Foltzer, bénéficié d’un non-lieu et peut retourner vivre paisiblement au Canada.
Dans son enquête journalistique documentée aux meilleures sources, le journaliste montre du doigt des juges peu scrupuleux et pusillanimes, des organisations comme le MRAP qui désignent sans preuves des personnalités à la vindicte publique et des politiques qui négocient avec les terroristes pour éviter des attentats sur le sol national. "Rue Copernic", une enquête définitivement sabotée !
Zoom - Jean-Yves Leandri : Colonisation française : les bienfaits interdits d’histoire ?
Et si la colonisation française ne se résumait pas au seul récit conformiste et autorisé de la domination, de la violence et de l’exploitation ? Et si elle avait aussi laissé des routes, des écoles, des hôpitaux, des infrastructures, mais surtout des rencontres et des fidélités que notre époque peine à regarder ? C’est cette mémoire oubliée que Jean-Yves Leandri veut faire revivre dans un livre attachant et émouvant "Lorsque la France était là-bas".
Né en Algérie et élevé entre l’Afrique et Madagascar, il raconte ce qu’il a vu et vécu, loin des procès rétrospectifs et des discours officiels. Son livre ne cache pas les injustices et les difficultés inhérentes au système colonial : il conteste en revanche l’idée qu’elles suffiraient à en raconter toute l’histoires de la présence française en Afrique. En 2026, cette question reste explosive, particulièrement lorsqu’il s’agit de l’Algérie.
Plus de soixante ans après l’indépendance, la mémoire coloniale continue en effet de peser lourdement sur les relations entre Paris et Alger. Faut-il encore demander pardon, ou retrouver une histoire capable d'assumer toutes ses contradictions et de faire la liste des apports économiques, sociaux et culturels de la France dans cette partie du monde ?
La force de Jean-Yves Léandri est d’ouvrir avec délicatesse et modération un dossier que la France n’a jamais vraiment refermé.
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