Zooms

Zoom - Colonel Jacques Hogard et Bojana Kondic Panic : Les impacts du conflit ukrainien sur les Balkans

Publiée le 15/12/2022

Le conflit entre la Russie et l’Ukraine replace les Balkans et l’Europe du Sud au coeur de l’actualité et des enjeux géostratégiques. Pour en parler, TVL accueille Bojana Kondic Panic, ambassadeur de la Bosnie-Herzégovine en France, et le colonel Jacques Hogard, spécialiste des Balkans et auteur d’un ouvrage référence : "L’Europe est morte à Pristina".

Complexe dans sa composition politique et institutionnelle, la Bosnie-Herzégovine dont la capitale est Sarajevo est formée de deux grandes entités et de trois peuples constitutifs (Serbes, Croates et Bosniaques). Elle doit faire face à de multiples défis économiques auxquelles s’ajoutent des influences extérieures : les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, l’Allemagne, la Russie et évidemment la Turquie.

Pour Bojana Pondic Panic, il est nécessaire que son pays retrouve une véritable indépendance, rejoigne une Union européenne souvent ingrate et injuste (une demande formulée depuis vingt ans) et conserve une neutralité à l’égard de la Russie dans le conflit avec l’Ukraine. Une attitude qui exige une très grande diplomatie mais qui vise à ce que la Bosnie-Herzégovine et son peuple ne soient pas regardés comme une colonie pour des intérêts venant de l’étranger.

Zoom - Jean-Yves Leandri : Colonisation française : les bienfaits interdits d’histoire ?

Publiée le 21/09/2026

Et si la colonisation française ne se résumait pas au seul récit conformiste et autorisé de la domination, de la violence et de l’exploitation ? Et si elle avait aussi laissé des routes, des écoles, des hôpitaux, des infrastructures, mais surtout des rencontres et des fidélités que notre époque peine à regarder ? C’est cette mémoire oubliée que Jean-Yves Leandri veut faire revivre dans un livre attachant et émouvant "Lorsque la France était là-bas".

Né en Algérie et élevé entre l’Afrique et Madagascar, il raconte ce qu’il a vu et vécu, loin des procès rétrospectifs et des discours officiels. Son livre ne cache pas les injustices et les difficultés inhérentes au système colonial : il conteste en revanche l’idée qu’elles suffiraient à en raconter toute l’histoires de la présence française en Afrique. En 2026, cette question reste explosive, particulièrement lorsqu’il s’agit de l’Algérie.

Plus de soixante ans après l’indépendance, la mémoire coloniale continue en effet de peser lourdement sur les relations entre Paris et Alger. Faut-il encore demander pardon, ou retrouver une histoire capable d'assumer toutes ses contradictions et de faire la liste des apports économiques, sociaux et culturels de la France dans cette partie du monde ?

La force de Jean-Yves Léandri est d’ouvrir avec délicatesse et modération un dossier que la France n’a jamais vraiment refermé.