Zooms
Zoom - Colonel Jean-Pierre Augé - Officier de la DGSE, il a vécu le crépuscule de la France en Afrique
A l’heure où les anciennes colonies françaises en Afrique tournent le dos à la France, Jean-Pierre Augé qui fut officier de la DGSE (du renseignement français), publie un récit d’atmosphère passionnant : "Afrique adieu !". Pendant près de 20 ans, le colonel Augé a été l’une des chevilles ouvrières des services spéciaux français en Afrique. Dans son livre, il raconte l’action secrète de la France sur ce continent où recrutements et manipulations de sources humaines clandestines sont le lot commun du métier pour recueillir le renseignement à haute valeur ajoutée.
Témoin de premier plan, l’auteur a servi l’Etat français au Niger, au Tchad et en Côte d’Ivoire. Tout au long de l’ouvrage, on évoque la perte de l’influence française, le rôle souvent agressif des Etats-Unis, la montée de l’islamisme salafiste. Jean-Pierre Augé voit de son poste d’observateur et acteur, la montée du sentiment anti-français et plus simplement la haine du Blanc. Un témoignage inédit qui nous transporte au cœur de la DGSE de 1986 à 2002. Avant la démilitarisation du renseignement français.
Zoom - Jean-Yves Leandri : Colonisation française : les bienfaits interdits d’histoire ?
Et si la colonisation française ne se résumait pas au seul récit conformiste et autorisé de la domination, de la violence et de l’exploitation ? Et si elle avait aussi laissé des routes, des écoles, des hôpitaux, des infrastructures, mais surtout des rencontres et des fidélités que notre époque peine à regarder ? C’est cette mémoire oubliée que Jean-Yves Leandri veut faire revivre dans un livre attachant et émouvant "Lorsque la France était là-bas".
Né en Algérie et élevé entre l’Afrique et Madagascar, il raconte ce qu’il a vu et vécu, loin des procès rétrospectifs et des discours officiels. Son livre ne cache pas les injustices et les difficultés inhérentes au système colonial : il conteste en revanche l’idée qu’elles suffiraient à en raconter toute l’histoires de la présence française en Afrique. En 2026, cette question reste explosive, particulièrement lorsqu’il s’agit de l’Algérie.
Plus de soixante ans après l’indépendance, la mémoire coloniale continue en effet de peser lourdement sur les relations entre Paris et Alger. Faut-il encore demander pardon, ou retrouver une histoire capable d'assumer toutes ses contradictions et de faire la liste des apports économiques, sociaux et culturels de la France dans cette partie du monde ?
La force de Jean-Yves Léandri est d’ouvrir avec délicatesse et modération un dossier que la France n’a jamais vraiment refermé.
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