Zooms

Zoom - Dominique Protin : Quand votre enfant meurt pour la France au Mali

Publiée le 17/10/2021
À l'aube du 26 novembre 2019, trois militaires du 4ème régiment de chasseurs sonnent à la porte de Dominique Protin pour lui annoncer la mort de son fils Alexandre. Celui-ci a été tué la veille au Mali, avec douze de ses camarades, dans la collision entre deux hélicoptères engagés dans une opération contre les djihadistes de l'État islamique. Commence pour cet homme, enfermé dans le refus d'admettre la disparition de son enfant, une longue période de dépression, suivie par une difficile reconstruction. Dominique Protin et Isabelle Averty co-signent un ouvrage poignant, émouvant et plein d'espoir : "Un soir en Afrique" publié chez Konfident. Depuis 2013, la guerre au Mali et au Sahel a provoqué la mort de 57 militaires français dont le caporal-chef Maxime Blasco, mort au combat le 28 septembre, et plus récemment le maréchal des logis, Adrien Quélin, tué accidentellement le 12 octobre.

Zoom - Jean-Yves Leandri : Colonisation française : les bienfaits interdits d’histoire ?

Publiée le 21/09/2026

Et si la colonisation française ne se résumait pas au seul récit conformiste et autorisé de la domination, de la violence et de l’exploitation ? Et si elle avait aussi laissé des routes, des écoles, des hôpitaux, des infrastructures, mais surtout des rencontres et des fidélités que notre époque peine à regarder ? C’est cette mémoire oubliée que Jean-Yves Leandri veut faire revivre dans un livre attachant et émouvant "Lorsque la France était là-bas".

Né en Algérie et élevé entre l’Afrique et Madagascar, il raconte ce qu’il a vu et vécu, loin des procès rétrospectifs et des discours officiels. Son livre ne cache pas les injustices et les difficultés inhérentes au système colonial : il conteste en revanche l’idée qu’elles suffiraient à en raconter toute l’histoires de la présence française en Afrique. En 2026, cette question reste explosive, particulièrement lorsqu’il s’agit de l’Algérie.

Plus de soixante ans après l’indépendance, la mémoire coloniale continue en effet de peser lourdement sur les relations entre Paris et Alger. Faut-il encore demander pardon, ou retrouver une histoire capable d'assumer toutes ses contradictions et de faire la liste des apports économiques, sociaux et culturels de la France dans cette partie du monde ?

La force de Jean-Yves Léandri est d’ouvrir avec délicatesse et modération un dossier que la France n’a jamais vraiment refermé.