Zooms

Zoom - Edouard Husson : L’ISSEP, un contre Sciences Po ?

Publiée le 29/06/2023

Historien, professeur des universités, co-fondateur du "Courrier des Stratèges", Edouard Husson est aussi le directeur du développement de l’ISSEP, l’Institut des Sciences Sociales, Economiques et Politiques situé à Lyon. L’établissement d’enseignement supérieur privé vient de fêter, il y a quelques jours, ses 5 ans de réussite. L’école, fondée par Marion Maréchal, promeut l’excellence, l’engagement, l’éthique et l’enracinement. Des valeurs qui font de l’ISSEP un anti Sciences Po.

En cinq années, ce sont des centaines de jeunes femmes et hommes qui ont suivi un Magistère sur deux ans ou se sont inscrits en Formation continue. 96% des étudiants qui sortent de l’école trouvent un débouché professionnel. Avec un encadrement renforcé et de qualité, l’ISSEP poursuit son développement et accroit ses partenariats notamment avec des établissements étrangers. Tout cela constitue une véritable richesse pédagogique supplémentaire pour les étudiants. Edouard Husson conclut son entretien en indiquant : "A l’ISSEP, nous apprenons aux étudiants à penser par eux-mêmes !".

Zoom - Vincent Coussedière : La France s’enfonce faute d’incarnation

Publiée le 05/02/2026

Agrégé de philosophie et enseignant, Vincent Coussedière a longtemps observé la vie politique avant de franchir le pas de l’engagement électoral lors des législatives de 2024. De cette traversée du réel naît un livre très personnel intitulé "Marine Le Pen comme je l’imaginais", essai dans lequel l’auteur confronte ses attentes intellectuelles aux contraintes du champ politique. À travers une formule récurrente, presque obsessionnelle, il interroge ce qu’il aurait voulu que Marine Le Pen soit : une figure d’incarnation capable de rompre avec la gestion, la prudence et la normalisation. Le livre défend une thèse centrale : la politique n’est pas d’abord affaire de programme, mais d’incarnation. Vincent Coussedière critique ainsi la stratégie de normalisation, perçue moins comme une tactique électorale que comme un renoncement symbolique. Mais cette critique soulève une question troublante : la désillusion de l’auteur relève-t-elle d’un diagnostic lucide sur l’époque ou d’un dépit face à une figure politique trop idéalisée ? Car en creux, le livre reconnaît aussi que Marine Le Pen a su durer, rassembler et imposer son camp comme une force centrale de la vie politique française — ce qui, en soi, constitue déjà une forme d’incarnation dans un temps où le politique s’est largement vidé de sa substance.