Zooms

Zoom - Franck Bouscau : Pourquoi le royalisme est-il toujours vivant ?

Publiée le 22/06/2021
Le légitimisme est toujours vivant ! Ce mouvement politique français favorable au rétablissement de la royauté dans la personne de l’aîné des Capétiens, chef de la maison de Bourbon, reste encore aujourd'hui un jalon essentiel de la tradition politique. C'est ce que démontre Franck Bouscau, avocat et professeur agrégé de droit, en signant la postface d'un ouvrage de Guy Augé, publié la première fois en 1979 et réédité cette année : "Succession de France et règle de nationalité". Comment s'est perpétué le légitimisme après la Révolution française ? Qui sont les Blancs d'Espagne ou les orléanistes-fusionnistes ? Quelles sont les règles de droit dynastique ? Qui est Louis XX, duc d'Anjou, aîné des Capétiens, actuellement chef de la Maison de Bourbon ? Se tient-il prêt à remonter sur le trône de France ? Réponses avec Franck Bouscau dans un entretien entre tradition et modernité !

Zoom - Jean-Yves Leandri : Colonisation française : les bienfaits interdits d’histoire ?

Publiée le 21/09/2026

Et si la colonisation française ne se résumait pas au seul récit conformiste et autorisé de la domination, de la violence et de l’exploitation ? Et si elle avait aussi laissé des routes, des écoles, des hôpitaux, des infrastructures, mais surtout des rencontres et des fidélités que notre époque peine à regarder ? C’est cette mémoire oubliée que Jean-Yves Leandri veut faire revivre dans un livre attachant et émouvant "Lorsque la France était là-bas".

Né en Algérie et élevé entre l’Afrique et Madagascar, il raconte ce qu’il a vu et vécu, loin des procès rétrospectifs et des discours officiels. Son livre ne cache pas les injustices et les difficultés inhérentes au système colonial : il conteste en revanche l’idée qu’elles suffiraient à en raconter toute l’histoires de la présence française en Afrique. En 2026, cette question reste explosive, particulièrement lorsqu’il s’agit de l’Algérie.

Plus de soixante ans après l’indépendance, la mémoire coloniale continue en effet de peser lourdement sur les relations entre Paris et Alger. Faut-il encore demander pardon, ou retrouver une histoire capable d'assumer toutes ses contradictions et de faire la liste des apports économiques, sociaux et culturels de la France dans cette partie du monde ?

La force de Jean-Yves Léandri est d’ouvrir avec délicatesse et modération un dossier que la France n’a jamais vraiment refermé.